Avant-Première VO : Review Blackest Night: Superman #3[FRENCH] On croirait qu’Evil Dead a pris d’assaut Smallville. Les Black Lanterns ont envahis la ville où a grandit Superman. Du coup un certain nombre de « chers disparus » font leur retour pourvus d’anneaux noirs. Y compris le Superman de l’Age d’Or. Comment Superman, Superboy, Krypto mais aussi Ma Kent peuvent-ils espérer tirer leur épingle du jeu ?

Blackest Night: Superman #3 [DC Comics] Scénario de James Robinson
Dessin de Eddy Barrows et Allan Goldman
Parution aux USA le mercredi 21 Octobre 2009

Blackest Night: Superman #3Elle n’est pas simple la tâche de James Robinson puisqu’elle consiste à mettre un terme à une minisérie de trois épisodes alors que dans le même temps les numéros de Green Lantern, Green Lantern corps et Blackest Night nous montrent les Black Lanterns comme des êtres indestructibles. Dans ces conditions, pouvait-il imaginer de s’en tirer avec les porteurs d’anneaux noirs qui passent simplement à autre chose. On aurait crié au déjà vu puisque c’était déjà un peu le cas dans Blackest Night: Batman. Non, Robinson trouve un moyen, une solution qui vaut ce qu’elle vaut mais qui a l’avantage de nous donner un éclairage sur les limites des Black Lanterns.

Là où peut-être la chose pêche un peu, c’est sur les scènes esquissées à la fin du numéro précédent, quand il s’agissait de nous promettre un face-à-face entre la Lois Lane de Terre-2 et une Ma Kent en apparence bien remontée. Ces passage du troisième épisode m’ont semblé les plus faibles (ou à défaut ceux qui tiennent le moins leurs promesses) car pour que l’histoire fonctionne et que Ma Kent ait une chance, il faut que la Black Lantern en question ait totalement oublié qu’elle a le pouvoir de voler. On reste aussi sans véritable réponse (en tout cas rien de bien solide) sur l’absence d’un « Pa Kent Black Lantern ». Bien sûr, d’un côté ce serait téléphoné, c’est certain… Mais dans le même temps comment expliquer que les anneaux noirs (qui chassent littéralement tous les cadavres ayant une quelconque signification pour les héros) aient manqué une cible comme le père adoptif de Superman ? Sur le plan de New Krypton la question se pose aussi un peu. Car si dans Green Lantern les anneaux peuvent ressusciter une planète comme Xanshi, on se dit que l’ancienne Krypton elle aussi doit être du lot, quelque part et que c’est dommage d’avoir loupé un face à face entre les deux planètes.

Néanmoins il s’agit plus de réserves que de critiques globales. En trois épisodes, Robinson n’allait pas non plus retourner l’univers de Superman. Son triptyque est efficace (sans qu’il s’agisse dire qu’il marquera l’histoire des comics) et il semble qu’il induise néanmoins quelques changements pour le « super-corner » de l’univers DC, en particulier dans le cadre de New Krypton. J’aime en tout cas beaucoup la solution apportée. Finalement le seul reproche qu’on pourra faire, c’est que les titres réguliers Superman et Action Comics, un peu en perte de vitesse ces derniers temps, ne fassent pas preuve de la même tenue que ce Blackest Night: Superman.

[Xavier Fournier]