[FRENCH] Les Birds of Prey reprennent du service, qui plus est sous la houlette de Gail Simone et de Ed Benes. Ramené à la série, c’est tout bonnement comme si les Chris Claremont et John Byrne de la grande époque s’étaient à nouveau réunis deux ou trois plus tard pour relancer les X-Men. Un retour bien mérité et qui, en prime, ne déçoit pas !

Birds of Prey #1 [DC Comics]
Scénario de Gail Simone
Dessin d’Ed Benes
Sortie aux USA le mercredi 12 mai 2010

Dans l’ère classique du feuilleton TV The Avengers (Chapeau Melon et Bottes de Cuir) quand il fallait marquer le démarrage d’une nouvelle saison, John Steed ne s’embarrassait pas de préambule. Il passait la tête par la porte du salon, lançant à sa charmante partenaire un simple « we’re needed » ou quelque chose du genre. C’est précisément ce qui se passe dans cette relance des Birds of Prey. On ne se perd pas en palabre pendant des heures pour savoir si l’équipe va se reformer ou pas. On ne se lance pas dans un long arc de refondation de six épisodes. Non. L’appartenance à cette équipe est tellement naturelle que les Birds of Prey reprennent leurs positions de façon logique. Tout, là dedans, est à sa place. L’équipe renaît avec une telle efficacité qu’au bout de deux pages on a totalement oublié qu’elle a cessé d’opérer un jour (ah bon ? quand ça vous dîtes ?). Et le tout ne sent pas spécialement la nostalgie. Ce Birds of Prey 2010 est dans la continuité de ce que Gail Simone avait pu faire sur le volume précédent mais a, dans le même temps, le goût du neuf.

C’était une erreur de DC d’arrêter cette équipe mais le fait de la retrouver dans les mains de Simone & Benes nous fait oublier en quelques cases ce « trou » malheureux. Qui plus est le redémarrage est également assez « reader friendly ». Certes, on ne passe pas de long flashbacks à vous expliquer qui sont Huntress et certaines autres collègues mais globalement si vous ne suivez l’univers DC que du coin de l’oeil cette réunion saura ne pas vous perdre dans des méandres de continuité (la seule référence au passé étant quelques allusions à la fille adoptive de Black Canary). Ces retrouvailles ont le mérite de nous rendre une série qui n’aurait pas du s’arrêter mais, mieux, personnages et créateurs semblent avoir profités du temps qui s’est écoulé. J’avais de grosses espérances en attendant ce nouveau Birds of Prey. A trop en attendre, parfois on est plus facilement déçu. Vous aurez compris qu’ici ce n’est pas le cas. Le contrat est plus que rempli et les Birds of Prey prouvent avec ce numéro que les voilà redevenu(e)s un rendez-vous mensuel incontournable !

[Xavier Fournier]