[FRENCH] Joe Casey continue son étrange série où de nouveaux héros et de nouveaux criminels venus de nulle part s’intéressent à contrer ou au contraire à hériter des pires super-vilains de Marvel. Beaucoup de protagonistes répartis sur trois factions. Mais quand on se demande où est passée l’intrigue, ce n’est jamais bon signe…

Vengeance #2 [Marvel Comics] Scénario de Joe Casey
Dessin de Nick Dragotta
Parution aux USA le mercredi 10 août 2011

La nouvelle Teen Brigade et les nouveaux Maîtres du Mal s’intéressent cette fois-ci au devenir de Bullseye, le Tireur. Sauf que, bien sûr, le criminel en question est mort depuis Shadowland et que dans ces conditions on pourrait se demander comment tenir un épisode avec lui. Ce n’est pas trop le souci pour le scénariste, qui donner d’ailleurs une scène assez dingue impliquant Lady Bullseye et qui laisse pantois les jeunes Maîtres du Mal. Dans ce projet, Joe Casey est capable de très bons passages ou de répliques « one liners » qui font mouche. Hélàs tout ça manque de cohésion. D’ailleurs c’est assez visible dès la page d’exposé de ce numéro, quand l’auteur nous présente les trois factions en place. L’irrévérencieuse (mais efficace) Teen Brigade qui trouve que les héros ne vont pas assez loin. Les ridicules Maîtres du Mal (dont le prestige ne remonte pas au fil du numéro). Et enfin les garants de la « vieille garde » représentés par… les Last Defenders !

Tout ça apparaît assez pipé dès le départ (ce n’est pas tout à fait comme si la Teen Brigade devait se mesurer aux X-Men ou aux Avengers) et il y a beaucoup d’ambition affichée sans résultat évident (Magneto sort-il vraiment changé de sa rencontre avec le Ultimate Nullifier ?). Au demeurant le premier épisode me donnait l’impression d’avoir le mérite d’introduire plein de nouveaux personnages mais là, à travers les « Maîtres », on voit bien qu’une bonne partie d’entre eux ne sont pas viables (la nouvelle Black Knight ? allons voyons…). Ce qui fait qu’il a beaucoup d’éléments, c’est vrai, mais pas la sensation d’une direction. Ne joue pas aux Seven Soldiers qui veut…

[Xavier Fournier]