Avant-Première VO: Review Spawn #259[FRENCH] Spawn en duel avec Satan lui-même. Le clash serait déjà épique et disproportionné mais les forces des enfers ont, en plus, un otage en leur possession. Todd McFarlane et Erik Larsen continuent leur réveil de Spawn avec des combats qui claquent et des situations qui nous montrent que ce cher Al n’est pas un énième boy-scout.

Avant-Première VO: Review Spawn #259Spawn #259 [Image Comics] Scénario de Todd McFarlane
Dessins d’Erik Larsen et Todd McFarlane
Parution aux USA le mercredi 30 décembre 2015

Cette fois-ci, c’est le premier chapitre de la Satan Saga Wars… Ne demandez pas pourquoi, puisque Spawn n’est jamais que dans une nouvelle phase du voyage initié il y a quelques numéros, c’est à dire descendre aux enfers pour y sauver l’âme de son ex-femme. Si ce n’est qu’un Satan massif l’attend au tournant, bien décidé à remettre la main sur la tenue symbiotique d’Al. Ce numéro se découpe en deux parties. La première, la confrontation physique avec Satan, emprunte le même ton que l’épisode du mois dernier, c’est à dire quelque chose de très physique, musclé, visuel (Erik Larsen ne se déplace pas pour rien). En plus cette vision d’un autre diable par Larsen nous ramène un peu aux premières années de Savage Dragon, avec son fameux clash God vs. Satan. Néanmoins, le côté punchy avait déjà été notable dans Spawn #258. Mais au moment où l’on se dit que ça tourne au rythme de croisière et que le run de Larsen sur le personnage risquerait d’être une suite de cases où Spawn donne des coups de poings, les deux auteurs renversement la vapeur pour arriver à une seconde phase plus orientée sur les enjeux et la négociation.

« We aren’t fighting. I’m testing you. »

La présence du dessinateur continue d’être tonique. Il n’y a qu’à voir sa manière de représenter Wanda, dans la scène d’intro, qui a une présence bien plus active que ce qu’on a pu voir la plupart du temps dans cette série. Si Larsen réveille assurément les choses, il y a des pages où, à l’évidence, l’encrage et les retouches de McFarlane ne sont pas un renfort mais parasitent un peu le trait. Du coup les compositions très énergiques de Larsen, un peu similaires dans l’impact au Thor de Walt Simonson, se retrouvent handicapées ces traits inégaux. Les raccourcis anatomiques se font maladroits. En tout cas plus qu’ils devraient l’être quand on regarde ce que Larsen fait seul sur Savage Dragon. Même si la lecture est très sympathique, j’ai regretté aussi un point du scénario. Si Al sort de ce récit représenté de manière badass, prêt à sacrifier ce qu’il faut, ses adversaires ont finalement assez peu d’ambition dans leurs méthodes. C’est à dire que j’ai l’impression de lire une « simple » prise d’otage et qu’on pourrait attendre plus tordu de la part d’un Satan. Néanmoins on termine bien la lecture de l’épisode en se demandant ce qui va se passer après. La mission est donc accomplie.

[Xavier Fournier]