[FRENCH] Le Temps est cassé et dans une sorte de « No Man’s Land » les Next Men tentent de survivre. La fugitive Bethany se cache, pourchassée par des créatures inhumaines ou des soldats d’antan qui veulent tous une seule chose : se la faire. Et cette fois Bethany n’est plus indestructible. Un récit pour lequel il y a intérêt à bien connaitre la série Next Men…

Next Men: Aftermath #41 [IDW] Scénario de John Byrne
Dessin de John Byrne
Sortie aux USA le mercredi 14 mars 2012

Puisque le Temps a sombré dans le chaos, en un sens il n’y a pas grand chose à chercher à comprendre dans ce numéro qui s’axe principalement sur les tentatives de Bethany (la blonde anciennement indestructible des Next Men) dans une sorte de pot-pourri de l’évolution où errent aussi bien des bestioles qui sont peut-être issues d’un lointain passé (ou d’un lointain futur) et des soldats américains de la guerre de Sécession. Une chose est sûre : qu’ils aient l’air humain ou pas, les survivants mâles ne pensent qu’à une chose quand ils réalisent qu’une jolie blonde se cache dans le secteur… La faire « passer à la casserole ». C’est assurément une allusion que Byrne fait à un des épisodes initiaux de la série, quand une tentative de viol de Bethany s’était soldée par la mort du candidat-violeur. Et cette fois la solution n’est pas aussi évident puisque Bethany n’a plus ses pouvoirs. N’empêche que là, sur un seul épisode, John Byrne nous regroupe trois nouvelles agressions du même type et la chose devient vite répétitive. Sachant que la pauvre Bethany a déjà connu une attaque similaire par le passé c’est même à se demander ce que Byrne tente de nous dire là, pour se répéter à ce point-là en l’espace de quelques pages.

Plus globalement, si le dessin de ce numéro est très clair et agréable, il y a intérêt à bien connaître l’univers de Byrne puisqu’en dehors de références aux premiers temps de la série, il y a aussi des clins d’oeil à des personnages des romans de l’auteur. Et puis pour compliquer le tout il y a une double narration (deux sets de Next Men cohabitant dans le même univers) qui fait qu’on n’est pas toujours certain de savoir si on regarde le « bon » personnage ou bien s’il s’agit d’une version alternative. On appréciera cependant l’allusion totalement assumée de Byrne à « Cadillacs et Dinosaurs ». Dans l’absolu c’est un épisode pas désagréable à parcourir mais qui n’est pas conçu pour avoir du sens. Les réponses restent à venir. Mais il est certain que Byrne s’adressent à ceux qui connaissent ses créations dans le détail et que l’éventuel néophyte s’y perdrait…

[Xavier Fournier]