[FRENCH] Avec une partie de ses amis des Green Lantern Corps prisonniers dans une autre dimension et torturés par les Keepers, Guy Gardner décide de ne plus la jouer « Mister Nice Guy » et de faire appel aux durs à cuire parmi les porteurs d’anneaux verts. Des durs, des vrais, des tatoués. L’aile sévèrement burnée des Green Lantern. Un casting de gueules cassées qui fait monter la gouaille et la tension !

Green Lantern Corps #5 [DC Comics] Scénario de Peter Tomasi
Dessin de Fernando Pasarin
Sorti aux USA le mercredi 18 janvier 2012

C’est simple : Avec John Stewart et quelques autres retenus prisonniers par les Keepers (les anciens surveillants des batteries de puissance), Guy Gardner peut compter comme d’habitude… sur le manque de réaction des Gardiens de l’Univers, qui se désintéressent de plus en plus de leur armée verte. Ou trouver de l’aide ? Auprès des seuls Green Lanterns qui accepteraient la mission suicide d’aller sauver Stewart et les autres. Les vétérans du groupe « Mean Machine », qui ne sont très certainement pas des anges. A se demander d’ailleurs pourquoi il y a quelques sagas Sinestro ne les a pas recruté parmi ses hommes (d’ailleurs la présence d’anneaux jaunes ailleurs dans l’épisode laisse sans doute cette porte ouverte). Mais non. Au delà du vernis cosmique ce que nous avons là est quelque chose qui tient un peu d’un western (façon les Sept Mercenaires) avec un parfum des Expendables. Décrit comme ça, forcément, vous allez me dire que ça s’annonce comme un gros cocktail de gros bras et, en partie, vous aurez raison. Mais Peter Tomasi compose son escadron non seulement des « Mean Machine » mais aussi de quelques Lanterns déjà associés à Gardner, ce qui donne une confrontation intéressante.

Je ne sais pas si les « Mean Machine » sont fait pour durer (leur côté suicidaire n’a pas l’air de leur assurer une longévité débridée) mais cette extension du folklore du Green Lantern Corps me plaît. Elle me fait un peu penser à ce qui s’était produit quelques années en arrière quand on nous avait présenté le Corpse (la section Black Ops des Lantern). Et de plus Tomasi à pris la précaution d’expliquer que tous les « Mean Machine » n’étaient pas forcément présents (ce qui laisse des pistes possibles par la suite). Même si elle véhicule son lot d’archétypes, l’introduction de ces lanterns qui ont bouffé du Clint Eastwood au petit déj est sympathique et vient rajouter un peu d’adrénaline à la série. Adrénaline par ailleurs également bien servie par un Fernando Pasarin bien en forme aux dessins. Maintenant qu’on en sait plus sur les Keepers (grâce à l’intervention d’un membre de Storwatch qui, cette fois, me semble mieux passer) et que les renforts de Gardner sont identifiés, la bataille approche. Sympathique et efficace !

[Xavier Fournier]