Avant-Première VO : Review Captain America #48[FRENCH] L’ex-Bucky et ex-Winter Soldier a beau avoir changé ses couleurs, ce n’est pas parce qu’il est le nouveau Captain America que ses anciennes « ardoises » sont pour autant effacées. Depuis deux épisodes le voici obligé de faire face à de vieilles « dettes » en Chine. Non seulement parce qu’il affronte un savant qu’il a d’une certaine manière contribué à créer… mais aussi parce qu’il s’agit d’honorer la mémoire du Human Torch des années 40.

Captain America #48 [Marvel] Scénario de Ed Brubaker
Dessins de Butch Guice, Luke Ross, Steve Epting
Sortie américaine le mercredi 25 mars 2009

Captain America #48Ce #48 marque la fin d’un arc où le nouveau Cap aura finalement tourné le dos aux machinations des « suspects habituels » de la série (Red Skull, Faustus, Zola…) pour s’occuper de choses personnelles… tout en marquant à sa manière le 70ème anniversaire de l’univers Marvel en évoquant de plusieurs manières (et en particulier dans les dernières pages, encore que je vous laisserais deviner de quelle façon) le héros Jim Hammond, le Human Torch du Golden Age. Pas de reformation des Invaders en vue, si c’est ce que vous espériez, mais le combo New Cap, Namor The Sub-Mariner et Black Widow est on ne peut plus explosif, surtout qu’à leur manière ce sont trois personnages habitués à faire leurs propres « arrangements » avec la moralité.

La fin de l’épisode ne ressemble absolument pas à ce que j’attendais. Non pas que ce soit une mauvaise surprise en terme de qualité. C’est juste que je m’attendais finir sur une célébration d’un autre genre. Dans l’état, cependant, il n’y a pas de qui se lamenter. J’imagine que certains lecteurs seront moins intéressés par cette histoire dans le sens où elle s’intéresse plus à des personnages très peu connus comme le Man With No Face plutôt qu’au bestiaire habituel des adversaires de Captain America mais tout ça a un sens de « finalité » fort à propos, qui permet une fois de plus de consacrer l’actuel Captain comme le digne successeur de son mentor. Au point que j’espère (attention je fais faire hurler certains puristes) que j’espère qu’on ne nous ramènera pas le Cap originel trop vite. On espère voir celui-ci continuer de grandir encore un peu avant que l’inévitable, forcément, se produise. Encore un très bon épisode (sans doute plus nerveux que les deux précédents numéros) de Brubaker et de sa team visuelle.

[Xavier Fournier]