[FRENCH] Joe Quesada continue d’établir ce qui s’est passé entre pour Spider-Man et Mary-Jane Watson (ex-Parker) entre « One More Day » et « Brand New Day ». Passé le cafouillage de la cérémonie de mariage, restait à retranscrire les années manquantes. Le mot d’ordre ? En dehors du mariage avorté rien n’aurait changé… Mais ca ne fait peut-être pas l’affaire de Tante May au lendemain de Civil War.

Amazing Spider-Man #639 [Marvel] Scénario de: Joe Quesada, Marcos Martin & Stan Lee
Dessins de: Joe Quesada, Marcos Martin, Paolo Rivera
Sorti aux USA le mercredi 4 août 2010

Bon le mariage n’a pas eu lieu. Ca, merci, on l’avait compris dès Brand New Day. Ce qu’on voulait savoir, c’était en quoi la vie de MJ et Peter avait été différente à partir de ce point. Et Quesada avait prévenu : en dehors du fait qu’ils n’ont rien signé, rien n’a changé. Le couple a passé de longues années ensemble, jusqu’à ce que visiblement les choses deviennent intenables, en raison des activités de Spider-Man. Ce qui est surprenant c’est qu’en définitive la nouvelle chronologie montre effectivement que le couple (non-marié mais couple quand même) a existé jusqu’après Civil War, là où le retour de MJ dans Brand New Day laissait augurer que la séparation était un poil plus ancienne. Au passage, c’est l’occasion de savoir précisément ce dont Peter se souvient au sujet de Civil War (on avait l’impression qu’il avait oublié l’affront fait par Iron Man tellement il n’y faisait plus référence). Et puis vient le moment où Tante May se fait tirer dessus et où les choses vont prendre encore une autre tournure.

Il faut regarder les choses en face : l’arc n’est qu’un événement seulement parce qu’il comble un vide qui aurait du être réglé il y a des mois. Et ce n’est pas ce qui va convaincre les « anti-deal avec Mephisto » de regarder les choses sous un autre angle. Par contre c’est bien de nous rappeler que, si, quand même, Civil War a existé pour le Tisseur-de-Toîle, débouchant (on l’imagine) dans le prochain épisode sur les circonstances exactes qui font que Peter a retrouvé son identité secrète. J’ai vraiment l’impression de tirer sur l’ambulance en écrivant cela mais, quand même, One Moment In Time pourrait être bien mieux exécuté que ces quelques pages. Oui, on comble un vide narratif mais dans la mesure où ce vide avait été créé volontairement, c’est un peu l’histoire du fou qui arrête de taper avec un marteau sur sa propre tête en s’exclamant que cela fait du bien. Et j’ai vraiment du mal avec la manière qu’à Quesada de dessiner MJ tant on dirait un personnage différent…

[Xavier Fournier]