L’armée des Deathbringers est finalement arrivée sur Terre. Pour lutter contre ce danger cosmique, Hawkman ne peut compter que sur lui-même… et ses autres personnalités. La légion des vies précédentes de Carter Hall entre dans le combat pour sauver la Terre. Mais est-ce suffisant ?

Hawkman #11Hawkman #11 [DC Comics]
Scénario de Robert Venditti
Dessins de Bryan Hitch
Parution aux USA le mercredi 10 avril 2019

Depuis des milliers de siècles Hawkman se réincarne à travers l’univers, sans réaliser qu’il emmagasine ces vies. Il ne se contente pas de les vivre les unes après les autres. Il peut aussi, dans un combat qui décide de son destin, faire appel à chacune d’entre elles et devenir un véritable portail. Un « pouvoir » bien pratique quand on réalise que parmi les précédentes incarnations de Carter Hall il y a un kryptonien, un équivalent d’Atom, le Dragon de Barbatos et quelques centaines de guerriers ailés (on est moins convaincu de l’avantage tactique que représente un ancien pharaon avec ses armes blanches). Robert Venditti se charge cependant d’équilibrer le rapport de force en insistant bien sur le fait que les légions des Deathbringers sont bien plus nombreuses. Et il trouve à Idamm un pouvoir qui fait de lui l’exact contraire d’Hawkman. Néanmoins le scénariste bataille un peu remplir cette grande bataille pour sauver la Terre. Episode après épisode, on a l’impression que les différentes parties de ce dernier chapitre se lisent un peu trop vite, reposant surtout sur l’art de la démesure dont Bryan Hitch sait faire preuve.

« Seven Hells. »

En effet Hitch fait véritablement le show. Il fait même la série, en un sens, et alors que c’est son avant-dernier épisode avant de passer à autre chose, on se demande vraiment ce que vaudra la série Hawkman sans lui. Pour l’heure, l’artiste ne ménage pas sa peine et dessine, avec de nombreux détails, de nombreuses « variantes » d’Hawkman, chacun avec sa spécificité, son élément caractéristique de costume. Dans ce déploiement, Hitch fait des choix et va à l’essentiel dans les scènes de combat – pour ne pas dire de duel – entre Carter et Idamm. Les deux personnages sont un peu plus dépouillés, moins massifs que ce à quoi nous étions habitués dans les épisodes précédents. Mais il est possible que cette impression vienne aussi d’une mise en couleur qui semble bien plus claire. Quoi qu’il en soit Bryan Hitch continue de dessiner de la façon la plus régulière qu’on ait pu lui connaître ces vingt dernières années. Il donne vraiment à cette série une dimension épique. Ceux qui passeront derrière lui auront beaucoup à faire.

[Xavier Fournier]