[FRENCH] Michonne (Danai Gurira) a quitté le camp du Governor (David Morrissey) mais ce n’est pas pour autant que Merle en a fini avec elle. Commence alors dans les bois un jeu du chat et de la souris, alors qu’il devient évident qu’il… ne faut pas jouer avec Michonne. De son côté, Rick a peut-être trouvé un contact, de l’aide, de l’espoir… A moins qu’il soit au bord du gouffre.

Michonne « unplugged », sans le fardeau d’Andrea (Laurie Holden), est aussi dangereuse qu’un Wolverine. Le petit détachement de Merle (Michael Rooker) va très vite le constater douloureusement, dans des bois où il faut compter non seulement avec la femme au sabre, son goût macabre pour les rébus mais aussi avec une profusion de zombies. Michonne, c’est déjà un cran au dessus du tout venant des héros de la série niveau action. A côté d’elle, même Daryl Dixon pourrait passer pour un novice. On pourrait donc envisager sans trop de problème un épisode entier avec Michonne jouant à Rambo 1… Mais les auteurs ont quelque chose de plus ambitieux en tête, impliquant que les différentes intrigues convergent.

On passer pudiquement sur les faits et gestes d’Andrea tant son comportement reste prévisible. Depuis le début de cette saison il semble bien que pour l’amadouer il suffit de lui tendre la bouteille de whisky. On n’est pas loin de Sue-Ellen au pays des zombies mais il est évident que c’est sur le long terme que les évènements la concernant produiront leur fruit. Pour l’instant cependant, il est clair qu’Andrea ne connait pas l’intensité vécue par Michonne ou même celle des survivants de la prison, que ce soit Rick, Carl (Chandler Riggs) ou encore Maggie (Lauren Cohan) et Glenn (Steven Yeun), pour des raisons différentes.

Car suite aux évènements de ces derniers épisodes, Rick Grimes (Andrew Lincoln) est au bout du rouleau. Si les circonstances ne sont pas exactement les mêmes que dans le comic-book d’origine, tel qu’écrit par Robert Kirman, on amorce en effet la dépression que le personnage a bien connu dans la BD lors du cycle de la prison. Et surtout, est-ce que c’est mieux écrit où est-ce que l’acteur est plus motivé ? En tout cas même si l’issue du « contact » de Rick est assez prévisible, on gagne nettement en intensité, surtout si on compare avec une saison en arrière, quand le même Andrew Lincoln implorait Dieu dans une église de façon fort peu crédible. Ici, le personnage a gagné sa part d’ombre. Et puis il a la progression de l’épisode et la rencontre, enfin, avec certains des personnages. Les choses avancent et promettent des chocs qui approchent. On continue de ne pas s’ennuyer sur cette troisième saison. Reste à voir si certains des héros restants ne vont pas le payer dans leur chair…

[Xavier Fournier]