Avant-Première VO : Review Wolverine #72[FRENCH] La mission de Logan et de Barton a tourné court. Dans le camp d’en face, les méchants ne font pas de cadeau. Ils n’ont pas à en faire. Pour eux, les autres sont des super-héros brisés, une espèce moribonde et les deux coursiers ont été abattus. Le futur président des USA peut presque danser la gigue en pensant à son contrôle bientôt total. Mais il faudrait peut-être penser à inspecter les corps…

Wolverine #72 [Marvel] Scénario de Mark Millar
Dessin de Steve McNiven
Sortie américaine 28 mai 2009.

Wolverine #72Whoa. Mark Millar nous livre ici un épisode de furieux ! A commencer par un flashback sadique qui révèle ce qu’il est advenu de Captain America la nuit où tout a changé. Et, oui, vous l’aurez deviné à la vision de la couverture, le Red Skull est loin d’être totalement étranger à l’affaire. Mais là où les choses pourraient se faire prévisible, Millar sort une touche de vice pour épicer tout ça. C’est d’ailleurs ce parfum corsé qui fait la différence là où sinon on pourrait avoir l’impression de lire le Hulk: Futur Imparfait de Peter David (le président devant sa vitrine de trophées évoque un peu le futur du Maestro où tous les héros étaient tombés. Je me demande si les deux timelines pourraient être connectées). Non, ce n’est pas le Red Skull en président des USA (comme nous le montrait déjà un monument il y a quelques épisodes) qui marque mais le retournement, le virage sauvage que l’arc opère ici.

Dans ce monde la pitié n’est pas de mise. Les méchants ne la pratiquent pas mais les bons n’ont rien à y gagner non plus. Et si vous pensiez que sans ses griffes Logan est désarmé, le personnage montre ici que sa dangerosité peut s’exprimer d’autres façons, avec d’autres accessoires. De son côté Steve McNiven se permet quelques allusions à des images connues (il y a une scène avec le bouclier qui m’a fait penser à une célèbre image de Mike Zeck). Alors que le périple s’achève, d’une manière ou d’une autre, Logan doit encore trouver l’argent nécessaire à sa famille. Mais la fin est assénée avec fureur, là aussi avec un certain classicisme dans sa structure (certains l’auront peut-être senti venir) mais avec ce ton corsé qui marque l’épisode, particulièrement efficace. C’est le « petit plus » qui fait la différence, qui pousse un grand coup d’accélérateur avant la conclusion prochaine de l’arc dans un one-shot spécial. Millar et McNiven sont en grande forme… Vivement la suite parce que là l’intensité monte de quelques crans…

[Xavier Fournier]