[FRENCH] Prévenu par ses pairs que la situation est trop dangereuse pour un petit gars de son âge, le Spider-Man de l’univers Ultimate est supposé rester en retrait, laissant les héros adultes jouer les super-soldats. Mais quand une véritable guerre des super-héros éclate et qu’en prime ses principaux adversaires refont surface, Peter Parker n’a pas trop le choix. Il doit remettre le masque…

Ultimate Spider-Man #157 [Marvel Comics] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Mark Bagley
Sorti aux USA le mercredi 13 avril 2011

D’accord, le dessinateur Mark Bagley a retrouvé la route d’Ultimate Spider-Man et c’est un événement en soi. Le retour à un certain « canal historique » de la série. Mais pour ce qui est du scénario, je ne suis pas certain que s’il n’y avait pas les effets d’annonce de Marvel depuis des mois nous regarderions cet épisode d’une façon très spéciale. En un sens ce numéro est surtout une longue mise en bouche alors que Spider-Man se prépare à sa mission tout en sachant qu’il ne devrait pas y aller. Si Bendis ne nous avait pas dis, par voie de presse ou par le net, que ce sera la mission de trop, notre sens d’araignée ne tilterait pas trop je pense. En même temps je ne nie pas l’efficacité du truc, qui a un petit côté « toréador de préparant avant la corrida ».

Le fait est que, quand même, Bendis peut se permettre certaines choses qui n’auraient pas le même écho dans l’univers Marvel traditionnel. Là, quand un adversaire classique de Spider-Man trépasse, il est difficile de dire automatiquement si c’est du lard ou du cochon et si le personnage finira pas revenir. La pression de la licence n’est pas la même. De là à dire qu’on a l’impression que Bendis sera capable de tuer définitivement son Ultimate Spidey, il y a quand même un pas énorme qu’il est difficile de franchir. Mais enfin les fans de longue date de la série seront sans doute contents de retrouver une certaine ambiance via le retour de l’artiste qui en fait le succès. Quand à la dernière scène, difficile d’en connaître la portée avant la prochaine fois…

[Xavier Fournier]