[FRENCH] L’assassin démasqué, encore faut-il arriver à le stopper. Dans ce but, les plus puissants membres des Twelve mobilisent leurs forces et… tous n’en reviendront pas vivants. A un numéro de la fin de cette maxi-série, The Twelve connait d’un coup une accélération, une montée en puissance qui fait qu’une moitié des personnages disparaissent de l’échiquier pour une raison ou une autre… Et c’est bien vu !

Twelve #11 [Marvel Comics] Scénario de J. Michael Straczynski
Dessin de Chris Weston
Sortie aux USA le mercredi 28 mars 2012

On en sera quitte pour se demander ce qui se serait passé si la série The Twelve était paru à un rythme régulier, à raison d’un épisode par moi. Aurions-nous connu la même expérience ? Est-ce que J. Michael Straczynski n’a pas profité des années de retard de la conclusion pour la revoir, la muscler ? Ce qui est certain, c’est que depuis son retour The Twelve a gagné en dynamique. Et ce n’est pas cet avant-dernier épisode qui va démentir l’impression, avec un combat au somment entre certains des personnages. Le Phantom Reporter mais aussi Captain Wonder ou Fiery Mask ont l’occasion de briller, chacun à leur manière. A ce stade même les personnages (on pense en particulier au Fiery Mask, dont on comprend maintenant pourquoi JMS a modifié son origine) qui étaient un peu en retrait ont l’occasion de prendre de l’importance. Beaucoup n’en sortent pas intacts, c’est le moins qu’on puisse dire. Oui mais voilà, JMS permet aux héros d’avoir leur moment de gloire ou tout au moins d’élégance. Il y en a clairement qu’on va avoir du mal à revoir (sauf dans le cas de flashbacks) mais alors quel départ…

Pour exemple on prendra la courte évocation de Rockman. Le doute laissé. Le vide occupé… par l’abscence. Au début de la mini, les héros étaient traités de manière inégale, en retrait. Mis à part la Black Widow originelle (dont l’origine a été totalement passée sous silence depuis le début, au point que je me demande ce qu’un lecteur moderne est supposé penser d’elle), la plupart des protagonistes sont gérées. On leur donne du relief et les auteurs vont au delà de la promesse de départ, dépassant l’histoire du meurtre. Il nous reste un épisode après ca, l’épisode de la fin. Tout reste ouvert. C’est le moment où la fin va se décider. Si JMS est aussi dense que dans cet épisode on peut espérer une conclusion efficace. Espérons que les dernières pages ne se perdront pas en cours de route…

[Xavier Fournier]