[FRENCH] Daniel n’a jamais été aussi déterminé à devenir le meilleur. Un meilleur agent mais aussi un meilleur Haunt. Même son frère spectral, Kurt, doit le freiner (ou tout au moins essayer) alors que le héros tente de découvrir ses limites. Et pendant ce temps, bien sur, certains événements se mettent en place, nécessitant l’intervention de l’étrange super-héros venu de l’imagination de Todd McFarlane et Robert Kirkman.

The Haunt #8 [Image Comics] Scénario de Robert Kirkman
Dessins de Greg Capullo
Sortie aux USA juillet 2010

Voici assurément un épisode qui montre que la série a atteint son rythme de croisière. Elle est capable – contrairement à bon nombre d’histoires de superpouvoirs – de se montrer intéressante même quand il n’y a pas de combat à la clé. Non, cette fois le super-héros qu’est The Haunt se met en tête de découvrir ses limites. D’habitude, les personnages de ce type se contentent d’attendre de découvrir leurs caractéristiques au fur et à mesure des combats (typiquement ce qu’à fait Spawn, par exemple) mais là le héros « combiné » explore d’une certaine manière son mode d’emploi. On reconnaît assez la patte de Robert Kirkman, l’auteur d’Invincible (d’ailleurs peut-être qu’un jour un crossover entre les deux séries ne serait pas idiot) dans cette étude « active » des capacités de The Haunt.

Qui plus est la double formée par Daniel et Kurt continue d’établir une bonne dynamique. Le fait d’avoir deux personnages pour le prix d’un établit un dialogue plutôt que d’interminables monologues internes. C’est plus vivant (et Kirkman pourrait en apprendre à bien des auteurs qui se sont essayés à des personnages combinés de type Firestorm) et carrément plus intéressant. Niveau dessins Capullo reste une valeur sure et j’apprécie les couleurs claires qui viennent s’appliquer sur ses lignes, donnant un effet très différent des teintes surchargées qu’on pouvait trouver dans les Spawn du même artiste. Je préfère ces tons plus légers, qui n’écrasent pas de dessins. Quand tout est dit il ne se passe pas grand chose dans ce numéro, c’est certain que son intrigue serait résumé en trois lignes MAIS pour autant ça ne sonne pas creux puisque les auteurs continuent de nous intéresser. La série The Haunt s’installe donc dans la durée sans donner signe de faiblir.

[Xavier Fournier]