Avant-Première VO: Review Forever Evil #6[FRENCH] Alors qu’on approche de la fin de Forever Evil, Batman, Luthor et leurs alliés décident d’attaquer le QG du Crime Syndicate. Objectif ? Libérer Dick Grayson avant qu’il soit trop tard. Mais justement n’est-il pas DEJA trop tard ? Et qui est l’autre prisonnier du Syndicate ?

Forever Evil #6Forever Evil #6 [DC Comics]
Scénario de Geoff Johns
Dessin de David Finch
Parution aux USA le mercredi 6 mars 2014

Après avoir joué beaucoup avec le sort de Nightwing depuis le début de ce crossover, Forever Evil #6 promet d’emblée, vue la couverture et vu le démarrage de l’épisode, de se centrer sur son avenir (ou son absence d’avenir justement). Après avoir été presque tué au moment d’Infinite Crisis par décision de Dan Didio puis sauvé entre autres par Geoff Johns, est-ce que cette fois c’est cuit pour Nightwing ? Alors, difficile d’entrer dans le vif du sujet sans spoiler. Je vais donc éviter cet aspect pour dire que, de toute manière, deux autres choses sont plus intéressantes. D’abord il y a les dialogues entre Lex Luthor et un Batman qui perd toute objectivité. Luthor a une manière bien à lui de remettre les choses en perspective et de souligner que finalement tout ça n’est pas forcément la faute des Bad Guys mais bien de la League (c’est vrai que si tout ce beau monde, au lieu de se taper dessus pendant Trinity War, avait fait en sorte que la porte ne s’ouvre pas sur Earth 3…). Outre Luthor, Captain Cold ou Black Manta ont l’occasion de montrer qu’ils ne sont pas des anges et, en tout cas, des gens avec qui il faut compter.

Non, le vrai morceau de choix concerne l’identité du prisonnier que le Crime Syndicate a amené d’Earth 3. Et là, on a l’occasion de changer de couleur une ou deux fois entre le masque qui tombe et la compréhension réelle de la situation. Car savoir l’identité et saisir le rôle sont deux choses différentes… Et les héros n’ont visiblement pas fini d’en baver. Encore que je bloque sur un ou deux aspects de cette identité qu’il est difficile de détailler ici. En tout cas c’est théâtral. Mais voilà il y a un problème : A un épisode de la fin, on sent que David Finch est à la peine en termes de découpage. S’il y a des scènes intéressantes sur le plan scénaristique, elles sont assez peu mises en valeur sur le plan graphique. L’autre chose qui fait peur, c’est qu’on termine quand même sur un certain nombre de choses non résolues (qui de la Justice League ? ou sont passés Cyborg et les Metal Men et quand rejoindront-ils l’histoire principal ? Comment battre les menaces en l’espace d’un épisode…). Ce qui fait qu’on craint fortement un septième et ultime numéro livré « Ã  la hussarde ». En gros c’est la prochaine fois que le crossover va se jouer.

[Xavier Fournier]