Avant-Première VO: Review Deadshot #4[FRENCH] Deathstroke a du mal à se reconnaître lui-même. Un peu paumé, doutant de sa propre mémoire, il a été obligé de faire confiance à des personnes mystérieuses. Mais ce quatrième épisode fait avancer beaucoup de choses, alors que les alliés de Slade sortent de l’ombre. A moins que ce ne soient des ex-alliés. Deathstroke doit -il vraiment baisser sa garde ?

Deadshot #4Deadstroke#4 [DC Comics] Scénario de Tony Daniel
Dessins de Tony Daniel
Parution aux USA le mercredi 28 janvier 2015

Tony Daniel a mené sa barque avec parcimonie pour l’instant. Slade Wilson, rajeuni, a surtout fait face à une ou deux personnes. Et voici que d’un coup beaucoup de protagonistes arrivent, littéralement, dans la pièce. Si bien que la chose sonne de façon un peu étrange. C’est superbement dessiné et la plupart des personnages sont bien campés. Daniel tire en particulier beaucoup de choses d’Harley Quinn et, d’une manière générale, des rôles féminins de la série, qui commencent d’ailleurs à se multiplier. Ce qui manque à la série, par contre, c’est une petite dose d’humour, qui permettrait d’avaler plus facilement une certaine terminologie. Le jargon des anciens espions, leurs surnoms à base de « Dead Bastards » et autres « Spanish Inquisitor » est un peu too much, par exemple.

La reprise de Deathstroke par Tony Daniel est vraiment sympathique et continue de faire oublier avec bonheur la plupart des sombres merdes publiées sur le personnage ces dernières années. Mais la première partie de l’épisode, avec cette arrivée massive de nouvelles têtes, est un changement de cadence un peu abrupte. On est clairement plus à l’aise sur la seconde moitié, quand il y a d’une part un segment qui nous renseigne sur le devenir d’une Rose Wilson (qui, elle aussi, profite d’un lifting). Et quand Deathstroke arrive à Gotham pour (indirectement) régler ses comptes avec Harley Quinn, on retrouve la vitesse de croisière du titre, d’autant que les choses ne semblent pas prévoir de se calmer dans le suivant. Malgré les réserves du début du numéro (et encore, elles ne sont pas absolues.), la série est vraiment sur de bons rails…

[Xavier Fournier]