[FRENCH] Puisque l’univers DC a été rebooté, il y a des choses qu’il convient recréer. Les Challengers of the Unknown en font visiblement partie. Les voici réinventés pour le 21ème siècle, sur fond de téléréalité façon « Koh-Lanta » tournée au Tibet. Mais un accident terrible survient, l’avion s’écrase et quelques héros vont vivre à partir de là sur du « temps emprunté ».

DC Universe Presents #6 [DC Comics] Scénario de Dan DiDio
Dessin de Jerry Ordway
Sorti aux USA le mercredi 15 février 2012

Fallait-il vraiment rebooter les Challengers de l’Inconnu ? La question n’est plus de mise : C’est fait et à partir de là pas ou plus de raison de chercher d’alternative. Dan Didio et Jerry Ordway donnent donc une raison nouvelle pour que l’équipe soit dans le même avion : ils sont liés un programme de téléréalité dont June est la productrice. Mais l’avion fini par s’écraser parce que quelqu’un a l’idée idiote de balancer des flashes dans le poste de pilotage. Heureusement pour certains d’entre eux, ils s’écrasent non loin d’une cité mystique bien connue des fans de Deadman. On les recueille mais il semble bien qu’un des autres passagers soit passé du mauvais côté, avec des allusions assumées à Lost.

Premier constat : Le premier épisode n’est pas déshonorant (les dessins de Jerry Ordway sont nets, posent bien les choses) et même, par endroit, plaisant. D’un autre côté on se dit que Didio aurait sans doute été plus à l’aise s’il avait lancé une propertie nouvelle se passant au Tibet plutôt qu’avoir besoin d’entrer dans le cadre des Challengers of the Unknown. Autre chose : ce début fait assez démarrage de série TV, ce qui sous-entend une logique très « feuilletonnante ». Seulement voilà, les « Challs » sont seulement de passage dans DC Universe Presents, le temps d’un arc. Ils ne resteront qu’un temps alors qu’avec un tel démarrage il faudrait sans doute prévoir une mini d’au moins six épisodes. Est-ce que du coup les nouveaux Challengers ne vont pas avoir l’air de ces pilotes orphelons qui ne génèrent jamais aucun feuilleton réel ?

[Xavier Fournier]