Avant-Première VO : Review Captain America #49[FRENCH] Avant un trimestre d’événements liés à Captain America (le mois prochain c’est le #50 de la numérotation actuelle, qui sera suivi par un #600 puis un #601 qui seront des numéros plus épais que la normale), ce #49 pourrait paraître marquer la pause un peu. Pensez : Non seulement il n’y a pas Steve Rogers, mais Bucky Barnes n’est pas à l’affiche. Brubaker se recentre sur la convalescence de Sharon Carter. Mais attention. Si vous pensiez qu’on allait avoir droit à un interlude, Captain America #49 relance au contraire sa dose de pistes…

Captain America #49 [Marvel] Scénario d’Ed Brukaker
Dessins de Luke Ross
Sortie américaine le mercredi 15/04/09

Captain America #49Ces derniers mois, Sharon Carter avait été en retrait, n’apparaissant guère dans la série depuis qu’elle était sortie des manigances du Red Skull et de Faustus. Qu’est-elle devenue depuis ? Voici un cours de rattrape accéléré où Brubaker met judicieusement en parallèle la situation de Sharon et de sa « tante » (anciennement sa sœur mais le problème d’avance de l’âge a fait que depuis le début du présent volume leur relation familiale a été revue) Peggy, qui elle aussi ne s’est jamais remise de son association avec Captain America. Quand au Falcon, il est toujours sur la piste de « l’autre Cap », celui des années 50, mais reste bredouille alors que tout le monde, lecteur compris, ne sait pas trop de quel côté « Cap IV » se place depuis qu’il a également échappé aux griffes du Skull. En fait cet épisode est une démonstration accentuée de ce que Brubaker nous a déjà prouvé depuis Captain America #25, à savoir qu’il n’a pas besoin de Steve Rogers pour faire avancer l’histoire, se nourrissant même plutôt de l’impression de manque. Ici, c’est encore un autre palier : le Captain America moderne n’est pas là mais la situation continue de progresser alors qu’on revient sur des choses laissées en suspens depuis 2008 et qui prennent une vie propre. A commencer par ce qu’il est précisément arrivé à Sharon pendant sa captivité, période qui contenait à l’époque plusieurs zones d’ombres. L’épisode contient quelques belles scènes qui promettent du rebondissement dans les mois à venir… Rien que les deux dernières scènes sont riches de promesse.

Aux manettes graphiques, Luke Ross prouve qu’il n’est pas un simple « remplaçant » les mois où Epting n’est pas là. La page titre (la deuxième de l’épisode) montre bien, pas exemple, qu’il ne se contente pas de mettre les choses en image au premier degré et qu’il peut intervenir sur une certaine tonalité. Dernier numéro avant un trimestre d’épisodes double (ou même triple) sized, on pouvait croire que ce 49ème numéro marquerait le pas. Il n’en est rien. D’une certaine manière c’est même un « retour aux affaires », à l’intrigue principale qui anime ce titre depuis le #1, après six mois d’aventures liées à la Chine. Et c’est comme toujours excellent…

[Xavier Fournier]