[FRENCH] La nouvelle Hydra tente le tout pour le tout et attaque sur tous les fronts. Des « mindbombs » rendent une partie de la population folle, les Discordians sont autant de soldats à superpouvoirs et Captain America doit absolument défendre le monde libre alors qu’on approche de la fin du run de Brubaker.

Captain America #18 [Marvel Comics] Scénario d’Ed Brubaker et Cullen Bunn
Dessins de Scot Eaton
Sorti aux USA le mercredi 10 Octobre 2012

Depuis qu’il a perdu le Red Skull (le vrai), Ed Brubaker a été en peine de trouver un adversaire aussi imposant pour Captain America (sauf, sans doute, lors du combat entre Barnes et Zemo). De fait le volume de Captain America qui s’achève (la série lancée en 2011) aura été marquée par deux adversaires, Queen Hydra et Bravo, qui dans l’ensemble auront été très génériques une fois passé l’arc initial et son côté « Inception ». Alors qu’on approche de la fin de l’ère Brubaker l’auteur règle donc les intrigues en cours… Ce qui donne malheureusement plus l’impression qu’il s’agit de solder Captain America v.6 que de vraiment trouver un épilogue au sept ou huit ans qui ont précédé. De fait, la bataille finale contre Hydra est assez poussive, même si elle permet un petit coup de spotlight sur Sharon (le dernier remontant à sa capture par le Red Skull, après la « mort » de Rogers).

Le problème est essentiellement un souci de charisme. Hydra pourrait aussi bien être AIM que le Secret Empire. Et les Discordians ont beau être surpuissants, ils n’en imposent pas vraiment. Ce qui fait qu’en définitive, malgré les efforts des auteurs, il est très difficile de s’enlever de la tête que c’est juste un jour de semaine normal pour Captain America. On n’a pas une sensation d’enjeu. D’où un curieux déphasage à la fin quand Rogers se demande ce qu’il adviendra du monde libre et de son avenir personnel, comme si, vraiment, Hydra avait été un tel danger qu’on sortait d’un mega-crossover (en plus se réjouir de la chute d’Hydra alors qu’il est bien connu que c’est une secte qui repousse à chaque fois…). De fait, la conclusion à un goût artificiel. On espère que la fin de la série aura vraiment un peu plus de hauteur que ça. Là, Captain America #18 n’est pas déshonorant, pas mauvais, mais il y a un côté artificiel, sans sens réel du danger…

[Xavier Fournier]