Avant-Première VO: Review Batman Incorporated #6

Avant-Première VO: Review Batman Incorporated #6[FRENCH] Alors que Leviathan menace de plus en plus Gotham et les alliés de Batman, ce dernier décide de rendre une petite visite au QG de cette organisation sinistre. Le moins qu’on puisse dire est qu’il était attendu. Et pendant ce temps une partie de ses collègues dégustent…

Batman Incorporated #6Batman Incorporated #6 [DC Comics]
Scénario de Grant Morrison
Dessin de Chris Burnham et Andres Guinaldo
Parution aux USA le mercredi 2 janvier 2013

On avait laissé Batman décidant finalement (et de manière assez dramatique) de donner à la mère de Damian ce qu’elle voulait, c’est à dire Damian lui-même. Il fallait céder pour sauver Gotham. Mais cet épisode démarre avec un contraste saisissant où au contraire Batman mène l’offensive contre Talia, accompagné de ses bat-robots. Un changement d’humeur assez surprenant, qui fait qu’on a vraiment l’impression que le scénariste gagne du temps sur ce coup-là. Il est certain que le deuxième volume de Batman Incorporated est plus laborieux que le premier (mais ceci dit peut-être que Morrison a été un peu refroidit par l’escamotage d’éléments comme Batgirl ou Oracle) et les raisons en sont évidentes dans ce numéro. D’un côté le combat contre Leviathan a pris une telle importance qu’on a perdu le côté « stand alone » de la première série, quand on rendait visite à des membres de Batman Inc. sur la base d’histoires d’un ou deux épisodes. Le côté « Batman Incorporated » lui-même passe à l’arrière plan avec de moins en moins d’importance pour les « Batmen internationaux » (qui ici servent vraiment de chair à canon). Finalement les seuls alliés en état de servir sont, encore et toujours les différents Robins (en tout cas sur cet épisode, ça peut changer dans le futur on l’espère). Ce qui fait que cette série à la base pleine de promesse sur des variations de Batman devient par la force des choses une sorte de « Batman & Robin bis » et c’est carrément paradoxal.

Niveau dessin, Chris Burnham trouve encore quelques belles trouvailles graphiques (l’effet de perspective sur les assaillants attaquant Batman dans l’escalier). On regrettera juste que quelques pages ne soient pas de lui et viennent jurer dans l’ensemble. On parle de Burnham mais ce serait faux de penser que le scénario ne ménage pas quelques bons moments (la réaction de Wingman à l’existence d’une Bat-Cow ou encore les prisonniers encordés, lancés dans le vide selon une technique que ne renierait pas le Bane de Christopher Nolan). Mais il manque quand même quelque chose pour que la mousse prenne vraiment. Peut-on, par exemple, vraiment trembler sur le sort de Batman à la fin de cet épisode ? Allons… Batman. S’il s’agissait d’un des Robins je ne dis pas, mais Batman…

[Xavier Fournier]

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