Avant-Première VO: Review New Avengers #1

Avant-Première VO: Review New Avengers #1[FRENCH] Co-monarque d’un pays en ruines, Black Panther assiste de loin au rite de formation de futurs espoirs du Wakanda quand une menace inattendue vient bousculer les choses. Jonathan Hickman place ici les graines de la reformation des Illuminati, avec les points forts qu’on lui connait… mais aussi certains défauts associés au scénariste…

New Avengers #1New Avengers #1 [Marvel Comics]
Scénario de Jonathan Hickman
Dessin de Steve Epting
Parution aux USA le mercredi 2 janvier 2013

Black Panther et ses ouailles ne demandent rien à personne quand tout à coup une menace d’ordre cosmique fait son apparition au Wakanda. Enfin… Non. Ce n’est pas tout à fait comme cela que ça se passe. Au contraire on reconnait d’emblée la patte de l’ex-auteur de FF (Future Foundation) ou de Secret Warriors, en passant aussi par SHIELD (toujours en instance de parution): Jonathan Hickman commence par des scènes d’exposition aux dialogues chargés en ellipses, avec des allusions voilées à certains de ses autres projets. C’est dense et un tantinet obscur pour qui ne se souvient pas de tel détail de son SHIELD ou d’autres choses du même genre. Puis finalement arrive la menace cosmique, une menace qui dépasse de loin ce que peut gérer Black Panther, ce qui prépare à ce que le héros aille demander de l’aide ailleurs. Et là, c’est marrant (et sans doute voulu) mais la manière d’agir de Black Swan (la menace en question) n’est pas sans faire écho à ce qui se passe du côté de la série Avengers, avec Ex Nihilo. D’ailleurs on sent bien que le scénariste va jouer, comme pour ses Fantastic Four et ses FF, la carte de l’interconnexion permanente entre les deux titres (comme l’indique, par exemple, la présence d’une version alternative d’un de ses Vengeurs de l’autre série).

C’est riche en matière et, en un sens, forcément intéressant. Sauf qu’il faut pratiquement un logiciel de généalogie pour traquer les allusions cachées toutes les deux phrases. Jonathan Hickman ne s’est jamais caché d’écrire avec une tonne de notes et de véritables diagrammes mais le souci avec cet auteur c’est que si le contexte général est souvent privilégié, l’intrigue principale devient parfois aussi complexe que le dialogue de l’Architecte à la fin de Matrix II. Ainsi, il fait débiter des pages entières de son jargon aux étudiants du Wakanda alors qu’en fin de compte il aurait sans doute été plus urgent de parler du dilemne interne de T’Challa (même si on se doute qu’une partie des questions seront évoquées dans le #2). Pourquoi faire appel précisément aux Illuminati plus qu’à d’autres alliés possibles ? Pourquoi, en particulier, s’assurer de la présence de Namor ? Ca, arrivé à la fin du numéro, on n’a plus la place d’en parler et c’est bien dommage car c’est ce qui nous empêche de déterminer si, oui ou non, la série fonctionne sur le plan scénaristique. D’une manière plus large (mais ca ce n’est pas la faute d’Hickman) je me demande aussi un peu à quoi vont ressembler les épisodes à venir alors que Reed est supposé avoir disparu pour un an, que Captain America est prisonnier de la Dimension Z et qu’Iron Man doit partir dans l’espace pour seconder les Gardiens de la Galaxie. Ils vont être curieux, les Illuminati… Pour l’instant Hickman ne m’a pas convaincu sur ce titre (sans parler du fait que le nom « New Avengers » me parait peu approprié tant les choses sont différents des précédents volumes ainsi nommés). La force du concept des Illuminati, c’est son côté « histoire secrète de l’univers Marvel » et les révèlations éventuelles, les réactions que ces personnages ont pu avoir dans le passé face à telle ou telle menace. Là, il va falloir vite nous expliquer pourquoi Black Panther a besoin de ces seuls gars-là, plutôt que de prévenir l’intégralité des super-héros disponible. Au fina, Je n’ai pas ressenti la même envie que sur ses Avengers, même si certains aspects m’ont semblé sympa (Black Swan et Manifold m’évoquent un peu Proctor et ses Gatherers, vus pendant l’ère Harras d’Avengers). Par contre une chose est sure : Au dessin, Steve Epting fait le show et tient ce numéro à bout de bras. Espérons qu’on entrera maintenant dans le vif de l’histoire et qu’on laissera tomber les ellipses…

[Xavier Fournier]

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