Avant-Première VO: Review All-New X-Men #5

Avant-Première VO: Review All-New X-Men #5

Avant-Première VO: Review All-New X-Men #5[FRENCH] Hank McCoy est-il condamné ? Avait-il raison en allant chercher dans le passé les X-Men originaux ? Et si quelqu’un d’autre voyait son avenir et sa mort programmée ? Que pense Jean Grey de sa destinée ? Comme on peut s’en douter elle n’est pas très heureuse du destin qu’on lui promet…

All-New X-Men #5All-New X-Men #5 [Marvel Comics] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessin de Stuart Immonen
Parution aux USA le mercredi 2 janvier 2013

Il faut sauver The Beast. Enfin, pour être clair, il faut sauver la version adulte de The Beast et seul le jeune Hank McCoy peut le faire, à condition que Jean Grey créé un pont télépathique entre les deux versions temporelles du héros. Comme on peut s’en douter à la vision de la couverture, les choses ne se passent pas sans que Jean Grey s’informe elle aussi de son devenir. Et là, on peut dire que c’est un peu une déception à tous les étages puisqu’on lui promet plusieurs morts en rafale, le fait de devenir Black Queen, puis de servir d’hôte au Dark Phoenix entre autres réjouissances. Ce cinquième épisode d’All-New X-Men contient beaucoup de discussions mais elles sont à la fois bien vues et nécessaires pour justifier l’existence de cette série. A la base, on se souviendra en effet que la raison d’être de la présence des X-Men originaux est, alternativement, d’essayer de corriger la situation du Cyclops moderne et de sauver, peut-être, the Beast. Les découvertes de Jean dans ce numéro recentrent le débat. En dehors peut-être d’Iceman, tous les X-Men originaux auraient en effet des raisons de ne pas être heureux de leur destinée. Jean Grey, qui fut longtemps l’âme de la série et, à une date plus tardive, l’incarnation de la passion, est un avatar bien trouvé pour que les X-Men réalisent à quel point les choses ne tournent pas rond.

Si les All-New X-Men ont un peu été traité « dans la masse » sur les épisodes précédents, avec The Beast prenant même beaucoup de place si on compare avec son réel rôle historique, ce numéro est vraiment celui du « retour aux affaires » de Jean Grey. Non seulement elle montre à quel point elle était le coeur du groupe mais elle prouve qu’elle est encore en mesure de l’être. Et pour le coup cette Jean parle avec la voix de Jean, sans qu’on soit dans le registre d’une résurrection en carton. Et si la jeune Jean était elle aussi en mesure de « corriger les choses ». Et s’il n’y avait pas que le sort des seuls Hank et Scott à régler ? Pourquoi les X-Men accepteraient-ils de s’installer dans le présent au delà d’un arc ? Quelles seraient leurs raisons, leurs motivations au delà d’une simple confrontation avec le Cyclops post-AvX ? Ce numéro complète l’équation en achevant de donner un sens à tout ça. Si vous avez un jour pensé que les X-Men avaient pris le mauvais tournant, cet épisode ne dit pas autre chose, à sa manière. Les jeunes « premiers X-Men » sont alors en position de prendre en main leur destin et de l’améliorer… ou de se planter une nouvelle fois, de manière différente ? En tout cas le potentiel est captivant, peut fonctionner avec un petit côté vintage tout en s’émancipant de certaines choses survenues dans les décennies plus récentes.

[Xavier Fournier]

Comments: 8

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  1. j’ai vue le futur look de ce Beast du présent,sur marvelblog…bizarre….Immonen le dessine super bien tel qu’il est actuellement,dommage…
    Cette serie est vraiment surprenante,bravo Bendis.
    Ce cotés « vintage » est génial!

  2. De toute façon, Mc Coy est comme les top models que les grands couturiers passent le temps à dénaturer : n’importe quel scénariste et dessinateur a chaque fois cherché à le réinventer, et pas forcément avec réussite (n’est-ce pas Mr Morrison?).
    Après, attention, à ne pas trop jouer avec le passé, à moins qu’avec le temps la continuité oublie gentiment cet arc.

  3. Désolé Blabateur mais ça reviendrait qu’à tous les coups les auteurs ont faux. Soit ils changent les choses et alors ils dénaturent, soit ils « jouent avec le passé » et alors on leur reprochera de tourner en rond. En plus en gros là vous nous dite que Morrison n’a pas réussi son changement de The Beast. Si vous pensez réellement cela et bien réjouissez-vous puisque la version Morrison est escamotée. Mais sinon McCoy est quand même loin d’avoir changé autant d’apparence aussi souvent que Batman ou Iron Man ont changé leurs tenues.

  4. Alors, fidèle fan aux aguets de savoir si d’après les différentes critiques, je suis suscéptible de me laisser tenter lorsque je verrais le bouquin en kiosque, je tourne souvent les talons. Mais là j’avoue que j’ai envie de lire ce que ça donne…
    mais le problème (que j’ai) dansles comics actuels est il est vrai assez insoluble puisque je recherche un graal impossble, à savoir un truc fidèle à l’esprit que j’ai identifié et aimé dans chaque série tout en voulant du risque et de la nouveauté. Ici je trouve que ça a a l’air de posséder un bon équilibre.

  5. Souvent sceptique face à la nouveauté(je suis pétri d’à priori), je suis curieux de lire ça en VF. J’ai envie de lire ces épisodes, et rien que ça (l’envie), ça commençait à faire longtemps que ça m’était plus arrivé.

  6. Après, je suis très dur avec Morrison car je n’ai pas apprecié son travail sur les X-Men dans l’ensemble (malgré de bonnes choses). J’ai l’impression que lui et d’autres britanniques profitent de ce label qu’ils ont en tant qu’auteurs british pour souvent casser plus que construire. Ce n’est que mon avis.
    Maintenant, l’appréciation des voyages temporels est compliquée car on ne sait pas vraiment si les retombées seront positives, ou si ce n’est qu’une histoire parmi tant d’autres qu’on oubliera. L’idée, l’histoire est bonne jusqu’à présent. Ce sont les dividendes futures de cet arc qui nous satisferont alors ou pas.
    Et c’est sûr, Iron Man est peut être le plus gros mannequin de l’histoire des comics. D’ailleurs, il ressort en général gagnant de tous ces changements d’armure. On ne peut pas dire que c’est le cas de tout le monde, car il y a sûrement des métamorphoses (de personnages) dont on aurait pu se passer.

  7. @Blablateur: je trouve au contraire (a part Ennis sur du superheros) que les Anglais déconstruisent pour reconstruire. Morrison a redonné l ecole, l evolution aux xmen … Pour moi, il a reconstruit en modernisant (l aspect culturel qui peut etre dominant alors qu’il vient de minorités). On le voit aussi avec Animal man par exemple ou batman (et c st le cas souvent pour Moore, Gaiman..) Ellis sait le faire sur Stormwatch par exemple (moins sur ces travaux marvel).

    C esr souvent des américains qui n ont retenu que l espect destruction de la reconstruction (mode du grim et gritty dans les 90’s)

  8. Au sujet des deux écoles et de leur identité en ce qui concerne la continuité et sa destruction (ou relecture?), il y a des pour et des contres, c’est sûr. Et je ne suis pas convaincus que même certains « pour » de Morrison étaient indispensables. 🙂