[FRENCH] Damian Wayne fait son retour dans le nouvel univers DC et doit apprendre à faire équipe avec un autre Batman que celui auquel il était habitué. A plus forte raison alors que Bruce Wayne a décidé de changer d’optique. Du coup la confrontation philosophique entre les deux personnages est marquée tandis qu’un adversaire meurtrier fait son apparition…

Batman And Robin #1 [DC Comics] Scénario de Peter Tomasi
Dessins de Patrick Gleason
Parution aux USA le mercredi 14 septembre 2011

Batman & Robin n’a pas changé d’équipe créative puisque Tomasi et Gleason reprennent du service. Mais un élément essentiel est différent : Ce n’est plus Dick Grayson qui est le mentor de Robin mais bien Bruce Wayne. Et s’il avait fallu du temps avant de dompter Damian, tout, en gros, est à remettre à plat. Damian était séduit, sans oser le dire, par l’optimisme et la modernité de Grayson. Là, bien que Bruce soit son père et ait la légitimité sur le rôle, Damian le voit comme quelque chose de dépassé. Tomasi et Gleason jouent sur tous les plans, avec un Bruce qui veut aller vers une optique plus positive et Damian qui reste, plus que jamais, une véritable créature de la nuit (sa manière de dormir, spartiate, tient pratiquement du sommeil du vampire). La dynamique à l’intérieur de la série a donc changé mais le ton général n’y perd pas. En un sens, même, il est renforcé, accentué.

Tomasi me semble diriger sa barque autrement mieux que lors de l’arc du White Knight, tout en intégrant aussi des éléments liés à Batman Inc. Ce qui, au passage est plutôt rassurant puisque cela nous montre que l’organisation mondiale de Bruce ne va pas passer à la trappe en attendant que Grant Morrison s’y intéresse à nouveau en 2012. On fait ainsi la connaissance du « Batman russe » mais les circonstances font un peu penser à l’arc initial de Batman Inc. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose mais, inversement, donne l’impression que le nouvel adversaire, Nobody, tient également beaucoup de Lord Death Man. Certains adorerons, d’autres trouveront qu’il y a redite mais le moteur de cette série relancée est néanmoins le rapport entre le père et le fils, d’ailleurs le titre aurait aussi bien pu être Batman & Son. Un début percutant et intéressant, qui relance vraiment la machine là où les dernières sagas (post-Morrison) de Batman & Robin semblaient un peu plus poussives…

[Xavier Fournier]