[FRENCH] Dernier épisode de la série Avengers de Brian Michael Bendis. En un sens c’est le point final d’une ère, avec un vrai sentiment de conclusion et, d’une manière générale, de happy end. Bendis replace, remplace, redore des blasons et range les jouets d’une manière plaisante, avec, même, un certain auto-commentaire sur son propre passage sur cette licence…

Avengers #34 [Marvel Comics] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Brendan Peterson, Mike Mayhew, Terry Dodson…
Paru aux USA le mercredi 21 novembre

Thor, Captain America, Iron Man et Giant-Man se sont aventurés depuis quelques épisodes dans le Microverse pour tenter d’en ramener Janet Van Dyne. Mais est-ce que cette ébauche de retour annonce un mieux ou une nouvelle tragédie ? Le problème c’est que dans ce micro-univers les pouvoirs des Avenegrs sont déréglés et qu’ils ne sont pas, du coup, de taille à aider quiconque. Finalement il faudrait presque quelqu’un de plus pour venir en aide à Thor et aux autres. Bendis se fend d’une aventure assez légère (de manière assumée), une sorte de charge héroïque qui ne démolira pas beaucoup les méninges mais qui vaut par son ambiance. Les petites phrases entre Maria Hill et Quake, le sentiment tangible de retrouvailles entre amis de longue date et même le coup d’éponge sur les erreurs passées.

Il y aura ceux qui penseront que Bendis fait machine arrière. Au contraire j’y vois plutôt un signe que le scénariste aime réellement les personnages. Je n’ai pas forcément aimé TOUS les arcs ou TOUS les épisodes que le scénariste aura produit sur les Vengeurs au fil des ans mais sa manière de boucler la boucle est plutôt sympathique et élégante. Il n’y a guère que Sentry et Echo (qu’on se serait presque attendu à voir débarquer) qui manquent parmi les personnages que Bendis a le plus secoué. Cet ultime épisode peine cependant un peu de la profusion de dessinateurs aux styles différents, d’autant que les dernières pages reposent sur une suite de cases géants montrant l’ultime combat. Seulement personne n’a synchronisé les montres des différents artistes invités. Du coup la menace n’a pas la même taille d’une page à une autre. Le géant est semble parfois « simplement » deux fois plus grand qu’un homme alors qu’un autre dessinateur lui donne au contraire une tête grande comme un camion. C’est un petit défaut, cependant, dans un épisode qu’il fait bon lire, globalement…

[Xavier Fournier]