[FRENCH] La Justice League est aux trousses de Cheetah. Mais seule Wonder Woman est réellement habituée à la chasser et les autres héros se comportent comme des débutants et des cibles faciles. Même le tout puissant Superman a été retourné contre ses alliés. Mais peut-être la solution est-elle cachée dans les secrets de l’origine de Cheetah…

Justice League #14 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessins de Tony Daniel, Gary Frank
Paru aux USA le mercredi 21 novembre 2012

Suite et fin d’une aventure en deux parties qui sonne avant tout comme une sorte de fill-in par rapport aux épisodes habituels. Il faut dire que dans ces épisodes Geoff Johns insiste énormément sur le fait que la Justice League est en dehors de son élément, ce qui fait que, forcément, le lecteur ressent une différence de tonalité. En fait, la nature de Barbara Minerva était sans doute un peu moins originale qu’on pouvait le croire dans l’épisode précédente et certains éléments ce mois-ci font même furieusement penser aux signes avant-coureurs de la formation de la Society dans la précédente série Justice League of America. Ceci dit le résultat n’est pas désagréable. D’abord il y a le dessinateur Tony Daniel qui est vraiment très à l’aise dans l’ambiance de la jungle (sans doute serait-il intéressant de lui confier un des héros « sauvages » de DC à une date ultérieure). Ensuite il y Geoff Johns lui-même qui, au fur et à mesure qu’on avance dans la série, retrouve de plus en plus son manteau de faiseur d’univers. On appréciera donc quelques touches, comme la position déterminante d’Aquaman ou même une petite mention d’Ya’Wara, une des « Others ». Sorti de là il est clair que la série cherche toujours à capitaliser sur le couple qui s’est récemment formé. On a encore doit à quelques embrassades, comme c’est le cas depuis le mois d’août. Encore que le scénariste installe cette fois-ci une petite note potentielle de discorde avec l’intervention de quelqu’un d’autre.

Ce mois-ci, on retrouve aussi Shazam, avec un segment où on voit à peine Billy Batson puisque c’est Black Adam qui tient la part du lion (avec Sivana en guest-star). En quelques pages Johns installe à nouveau Adam dans le rôle du anti-héros qui n’est pas forcément un super-villain mais se voit également comme un libérateur. Encore que le scénariste s’arrange pour ne pas faire simplement une redite de ce qu’il avait fait avec Black Adam dans l’ancienne continuité, avec la série JSA. On reste en un sens frustré que Shazam n’ait pas une vingtaine de pages pour s’épanouir chaque mois mais la (re)construction du concept reste fascinante. Le tout est sympathique mais on reste pressé que la Justice League entre de plein fouet dans son futur crossover avec Aquaman et que les choses s’activent un peu au niveau du line-up…

[Xavier Fournier]