Avant-Première VO: Review Flash #19

Flash et Kid Flash sont sur la piste du Reverse-Flash (le père du jeune Wally West), disparu sans laisser de traces. Les deux héros rapides croisent néanmoins le chemin de Captain Boomerang, ex-coéquipier de Dan West dans le Suicide Squad. Le super-vilain australien pourrait leur donner des informations précieuses… si tout ce petit monde ne risquait pas de se faire exterminer par une menace extérieure.

Flash #19 [DC Comics]
Scénario de Joshua Williamson
Dessins de Jesus Merino & Carmine Di Giandomenico
Parution aux USA le 22 mars 2017

Flash et Kid Flash ont retrouvé la trace de Captain Boomerang en Australie. Mais avant de pouvoir discuter de leur quête, les deux héros comme leur adversaire ont un « petit problème de rien du tout » : ils sont attachés à des poteaux d’exécution, menacés par des rivaux de Boomerang. C’est d’ailleurs le point faible de cette histoire. Déjà, tacitement, quand on lit un épisode d’une série super-héroïque, on sait bien que même si la menace en impose il y a peu de chance que le protagoniste soit réellement en difficulté. Là, Flash, Kid Flash et Captain Boomerang sont quand même « menacés » par le mercenaire Daddy Long Legs, sorte de cliché australien, avec de faux airs de Crocodile Dundee. Autant dire que cela joue sur l’intensité (plutôt le manque d’intensité) de l’épisode. Mais Joshua Williamson n’est pas sans autres munitions pour rendre le récit intéressant. D’abord il trouve bien la voix de Captain Boomerang. Depuis le relaunch de 2011 et sous l’influence du film, « Digger » est surtout apparu comme un mélange « lâche/chiouneur ». Là, le scénariste trouve une tonalité proche/intermédiaire de ce qu’ont pu faire des gens comme John Ostrander ou Geoff Johns sur le personnage. Mais au-delà de savoir qui menace qui, qui tape sur qui (scoop: face à deux super-héros et un super-vilain vétéran, Daddy Long Legs n’a pas une chance), l’idée est surtout de faire progresser l’itinéraire de Wally d’une autre manière et de mettre un peu d’ordre dans les nombreux rapides utilisés par la série.

« This is a fine mess you got us in, Digger! »

Pour qui connait un peu Captain Boomerang et ses propres déboires paternels, c’est super bien pensé de l’utiliser, lui, pour être celui qui éclaire Wally sur le destin de son père. Surtout, la fin de l’épisode atteint deux buts. On traite aussi bien de l’idée du père que du concept de mentor, avec un face à face entre Flash et son sidekick qui fait un peu écho à l’étreinte entre Barry et l’autre Wally dans DC Universe Rebirth. Enfin, il faut entériner des choix. Entre les deux Wally et Daniel West, cela fait quand même trois rapides dans la même famille, sans compter que pour le coup ce Reverse-Flash n’a jamais fait preuve de l’envergure de ses prédécesseurs. Au bout du bout, il s’agit donc d’ordonner aussi les rangs des adversaires de Flash et d’en faire remonter un au premier plan. Rien à voir avec Daddy Long Legs pour le coup, on parle bien d’une menace principale, qui retrouve sa forme des grands jours et se positionne déjà pour s’attaquer non seulement à Flash mais aussi à un autre héros majeur de DC. On regrettera un peu que les dessins du numéro soient partagés entre Merino et Di Giandomenico, avec une rupture de style un peu trop marquée, qui fait que les deux dernières scènes font un peu « hors récit principal » alors qu’elles sont importantes pour la mythologie du titre. Mais c’est globalement un numéro qui fait avancer les choses.

[Xavier Fournier]
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