Avant-Première VO: Review Clone Conspiracy: Omega #1

Fin de la saga Clone Conspiracy avec une sorte d’épilogue de l’épilogue, suite d’une fin qui, à force d’avoir des tiroirs, donne l’impression de ne pas avoir de bout. Et pourtant les trois histoires de ce numéro ont pour objectif de définir la prochaine phase des aventures de Spider-Man et de ses clones

Clone Conspiracy: Omega #1 [Marvel Comics]
Scénario de Dan Slott, Christos Gage, Peter David
Dessins de Cory Smith, Mark Bagley, Stuart Immonen
Parution aux USA le 1er mars 2017

Dans l’ancien QG du Jackal, Spider-Man fait une sorte d’état des lieux, entre les morts, les survivants mais aussi certains destins tragiques qui sont « entre les deux », n’ayant obtenu qu’un bref répit avant de disparaître à nouveau. Comme on pouvait s’y attendre, l’alter-ego de Peter Parker se traîne à nouveau une grosse dose de culpabilité, d’autant que c’est lui qui avait poussé certaines personnes dans les bras de New U. Spider-Man compense donc en s’en prenant au Scarlet Spider (Kaine), coupable d’après lui de ne pas l’avoir prévenu assez tôt. Pourtant, si l’on se souvient bien, Parker est resté sourd aux mises en garde de Kaine, même une fois la menace matérialisée et parler plus tôt n’aurait pas forcément changé la donne. Pour le coup, le Scarlet Spider actuel semble avoir raison : Spider-Man a des chouchous et ne tolère pas de la même manière certains actes selon qu’ils viennent d’un de ses « frères » préférés ou pas. A l’inverse, il y a, à travers quelques scènes simples, beaucoup d’empathie avec un personnage monolithique comme le Rhino, Spider-Man et lui partageant une douleur similaire. Sans forcément mettre en place quelque chose de très complexe, ce sentiment donne plus de profondeur au Rhino, qui en manque généralement. Notons aussi au passage la très bonne prestation du dessinateur Cory T. Smith, qui montre ici qu’il pourrait faire un excellent choix pour une spider-série un de ces quatre.

« This isn’t over as long as the Jackal’s out there. »

Le deuxième récit est plus laborieux, puisqu’on y voit l’ex Jackal expliquer à son assistante comment il a survécu (ce que le lectorat sait déjà depuis le dernier Amazing Spider-Man). Au passage on a l’impression que le Docteur Clarkson perd 20 kilos d’un récit à l’autre. Mais pour Peter David et Mark Bagley, on comprend qu’il s’agit surtout de mettre en place la future série Scarlet Spider. Et là pour le coup, cela semble encore maladroit, le personnage semblant jouer au « Kaine bis » et restant bien plus cynique que ce que l’on connaissait de lui dans les 90’s. Enfin, et de manière plus prometteuse, le troisième segment permet de saluer l’arrivée de Stuart Immonen comme dessinateur d’Amazing Spider-Man. Clairement, son run s’annonce plaisant et énergique. Mais pour ce qui est de Clone Conspiracy, la saga paie au final le fait d’avoir tiré la conclusion sur trois numéros (Clone Conspiracy #5, Amazing Spider-Man #24 et cet épisode). Même s’il reste par endroits de l’émotion, la force en diluée. Et c’est dommage car le corps de l’évènement était mieux tenu que ça.

[Xavier Fournier]
Comments: 2

Laisser un commentaire

  1. Slott s’en tire vraiment très bien, d’une manière générale, ces dernières années. Je me demande si le côté maladroit de la conclusion de Clone Conspiracy ne vient pas des compromis qu’il faut faire pour préparer une série (Scarlet Spider) qui ne sera pas scénarisée par ses soins.

error: Content is protected / Le contenu de ce site est protégé !!