Avant-Première VO: Review Clone Conspiracy #5

Les reconstructions génétiques du Jackal se décomposent, devenant de véritables zombies porteurs d’un virus qui menace l’humanité. Spider-Man va avoir besoin de toute l’aide possible. Elle va venir aussi bien d’amis que d’ennemis, alors que Dan Slott et Jim Cheung tirent le rideau. Si l’on se doute sans trop de peine que le héros l’emportera, la question principale est de savoir qui, parmi les personnages concernés, survivra ou pas.

Clone Conspiracy #5 [Marvel Comics]
Scénario de Dan Slott
Dessins de Jim Cheung
Parution aux USA le 15 février 2017

C’est un épisode trépidant que cet ultime numéro de Clone Conspiracy (encore qu’il reste un numéro spécial « Omega » qui servira d’épilogue). Spider-Man court de bout en bout pour éviter la catastrophe, sauver un maximum de gens et, dans le même temps, suivant la terrible malédiction de Parker, le sens du devoir lui impose de faire passer après ceux qui lui sont le plus chers. En effet, qu’il s’agisse de « bad guys » ou de « good girls », Clone Conspiracy a ramené… pratiquement tout le monde, à l’exception de Ben Parker et Silver Sable (enfin je ne crois pas avoir aperçu cette dernière). On pouvait se demander, donc, quels jouets Dan Slott avait prévu de remettre (ou pas) dans leurs boites. De ce côté, on pourrait être surpris par le nombre de personnages qui ne restent pas… Un coup pour rien ? L’occasion de partir dans le discours blasé que « rien ne change jamais » ? Non, parce que, d’abord, on peut se demander si ce n’est pas justement de ramener de manière permanente TOUS ces personnages passés qui serait sombrer dans le « rien ne change jamais ». Et aussi parce que, à bien y regarder, Dan Slott s’est gardé un certain nombre de « portes ouvertes », de cadavres qu’on ne retrouve pas, que l’on ne mentionne plus, prêts à revenir peut-être dans l’épisode Omega ou bien plus tardivement. Qui reste et qui s’en retourne ? La liste n’est pas clairement définitive. Ce qui nous réserve cependant quelques scènes intenses…

« Listen. I don’t have much time, and you have to make yours count. »

Alors inversement sans doute que certains en voudront à Slott de soumettre certains personnages à une seconde mort, de nous faire revivre certaines disparitions alors que la résurrection des concernés semblait à portée de la main. Mais dans l’ensemble, ces passages permettent aussi aux « disparus » de montrer qu’ils gardent la fibre héroïque. Que contrairement à ce que pouvait laisser les premiers épisodes de la série, ils font eux aussi passer leurs responsabilités avant leur bien-être personnel. C’est en un sens une manière douloureuse de le démontrer, mais c’est aussi la meilleure manière d’exploiter leur mémoire que l’on nous a proposé ces dernières décennies. La chose un peu surprenant, c’est le peu d’espace laissé pour une rédemption du nouveau Jackal, surtout lorsque l’on sait que Marvel a des plans pour lui après cela. Vu qu’il n’est pas présenté avec beaucoup d’empathie, on se doute que les auteurs qui s’occuperont de lui par la suite auront devant eux un sérieux travail de remise en forme. Pour ce qui est des visuels, Jim Cheung, lui, l’aura tenue, la forme, de bout en bout de cette série… qui est peut-être la première occasion de le voir autant de manière régulière depuis Children’s Crusade (et encore ce projet-là avait connu des retards). Clone Conspiracy en frustrera certains, en particulier pour les sorts des un(e)s et des autres (un peu à la manière de Spider-Verse finalement). Mais si l’on sait regarder au-delà, les pièces sont déjà là pour écrire la prochaine phase de l’histoire de Peter Parker, c’est à dire non seulement au niveau de son entourage mais aussi pour ce qui concerne son sort individuel.

[Xavier Fournier]
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