Avant-Première VO: Review Divinity III: Shadowman & The Battle For New Stalingrad #1

A l’occasion de Divinity III, Valiant joue un peu son House of M ou son Age of Apocalypse en réinventant son univers en « stalinverse », un monde où, dans les années 30, Staline a dévoré le III° Reich puis pris le reste du monde par surprise, finissant par envahir les USA. Dans cette réalité, l’apparition des héros Valiant s’en est retrouvé bousculée, la plupart d’entre eux finissant par plier devant le régime soviétique. Ce n’est pas le choix de Shadowman, résistant dans les rues de New Stalingrad, ex-New York.

Divinity III: Shadowman & The Battle For New Stalingrad #1 [Valiant]
Scénario de Scott Bryan Wilson, Matt Kindt
Dessins de Robert Gill, Juan Jose Ryp
Parution aux USA le 8 février 2017

Depuis le début des projets Divinity (qui reposent sur l’idée que la vraie surpuissance, la « Divinité », réside en une poignée de cosmonautes soviétiques), Valiant s’était plutôt appliqué à tenir les choses dans un périmètre relativement autocontenu. Mais cette troisième vague déborde, réinvente le monde et touche tous les personnages disponibles, à coups de numéros spéciaux (finalement, on comprend que l’éditeur profite des leçons apprises autour du crossover lié au futur de Rai, il y a quelques mois). Si l’on cite en ouverture les exemples connus d’House of Me et d’Age of Apocalypse, il y a le potentiel pour lorgner vers quelque chose comme les spin-off de Secret Wars, avec chaque récit dérivé permettant d’explorer des exercices de genres différent. Pour le coup, Shadowman devient ici de manière surprenante une sorte de résistant américain qui a peur de ses propres pouvoirs et qui résiste à l’envie de les utiliser, bien que les Soviétiques ne lui laissent guère le choix, en s’attaquant à l’un des principaux symboles du pays. C’est un peu court (on a l’impression que Wilson n’a pas véritablement la place pour raconter ce qu’il veut) mais intéressant et cela laisse surtout l’occasion de le voir combattre l’équivalent du super-groupe Unity dans ce monde.

« Joseph Stalin will die but his legacy will live on. »

Un autre segment, en back-up, ne concerne absolument pas Shadowman mais Baba Yaga, un être déterminant dans ce monde; Matt Kindt et Juan Jose Ryp nous narrent ici les origines du personnage, en continuant un peu sur le registre du Stalinverse, c’est à dire en ressortant un peu les éléments « mythologiques » que le grand public associe avec la Russie. On ne s’étonnera donc pas d’y croiser un personnage comme Raspoutine, bien qu’ici on ne soit clairement pas dans un registre à la Mignola. Peut-être que paradoxalement, malgré la balade à New Stalingrad, c’est cette back-up qui donne le plus de contexte sur les choses, en plaçant un pion important pour la suite des opérations.

[Xavier Fournier]
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