Avant-Première VO: Review Wonder Woman #16

Passé l’arc Wonder Woman Year One, la série écrite par Greg Rucka continue de chroniquer les aventures de l’amazone sur deux intrigues différentes. Tandis qu’avec Liam Sharp on reste ancré dans le présent, le dessinateur Bilquis Evely prend la relève de Nicola Scott pour raconter les premiers mois de Diana dans le monde des mortels. Mais ce nouvel arc cherche un peu sa place…

Wonder Woman #16 [DC Comics]
Scénario de Greg Rucka
Dessins de Bilquis Evely
Parution aux USA le 8 février 2017

Godwatch, l’arc qui commence avec ce numéro, souffre un peu du même syndrome qu’Action Comics en 2011, une fois passé le premier arc de Grant Morrison et Mark Morales. C’est à dire qu’après une saga reposant sur le passé du personnage principal, on a une certaine difficulté à s’adapter à une autre donnée temporelle. Pourtant, on reste proche des débuts de Wonder Woman. L’Amazone n’est en Amérique que depuis six mois. Mais là où l’arc de Nicola Scott véhiculait bien son innocence, sa jeunesse, Diana semble ici s’être adaptée. Si bien qu’on a l’impression de voir l’héroïne contemporaine. A la lecture de ce numéro, joliment dessiné par Bilquis Evely, on comprend bien que Rucka avait besoin que cet autre arc se passe encore dans le passé, de manière à nous éclairer sur les racines de la rancœur de Veronica Cale envers Wonder Woman. Au passage, donc, cette ennemie prend de l’épaisseur, c’est certain. Et dans la foulée on en voit un peu plus des dieux, autrement que par les animaux entourant Wonder Woman ou un Arès très classique. Mais le curseur de Diana n’a plus la même empathie. Rien que la manière assez banale dont on introduit une chimère dans l’histoire, comme si c’était quelque chose du quotidien, fait que le « sense of wonder » ne fonctionne plus à fond.

« Yes, it smells strange here to me, also… »

Bilquis Evely est une bonne recrue pour la série, assurément. Mais la manière dont on lui fait dessiner l’héroïne est trop raccord avec ce qui se passe dans l’arc « actuel » ces derniers mois, depuis Rebirth. Peut-être que pour marquer le coup il faudrait que cette WW plus vraiment débutante mais pas encore moderne porte le même costume avec le diadème argenté qu’on lui connaissait en 2011, lors de la formation de la Justice League. Ce serait aussi une bonne manière de différencier les intrigues. Pour autant tout n’est pas « plié » : c’est peut-être juste un épisode moins fort, dans une excellente série qui, depuis une quinzaine d’épisodes, a gardé le cap. A voir si l’arc poursuivra sur le même angle…

[Xavier Fournier]
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