Arrivé au troisième épisode de Clone Conspiracy, les masques tombent, au sens littéral, en révélant quelques informations qui changent beaucoup la donne pour Spider-Man. Le Jackal, en effet, n’a pas encore ramené tout le monde. Ses motivations, ses objectifs et même sa propre nature ont de quoi faire réfléchir Peter Parker… et les lecteurs.

Clone Conspiracy #3 [Marvel Comics]
Scénario de Dan Slott
Dessins de Jim Cheung
Parution aux USA le mercredi 7 décembre 2016

Spider-Man et Spider-Gwen sont poursuivis par le Lizard, monstre dont on se souvient finalement qu’il n’a plus sa personnalité meurtrière. Et cela change beaucoup de choses dans le combat qui suit. Et ce passage, qui ouvre le numéro, pourrait aussi bien définir tout l’épisode. Qui sont les bons et qui sont les mauvais, alors que le Jackal est occupé à ramener à la vie des dizaines d’amis de Peter Parker mais aussi d’ennemis, tout en les forçant à passer du bon côté. Et inversement les « bons » comme Kaine couvrent quand même un risque de propagation d’une épidémie mortelle. A partir de là, est-ce qu’il vaut mieux être confronté au Lizard, au Captain Stacy ou au Jackal lui-même ? Dans cette ambiance ambiguë, la confrontation avec le Kingpin est intéressante et installe une notion de dette dans un sens rarement vu chez Spidey. Jim Cheung continue de mettre tout cela en image avec une régularité sans faille. C’est sans doute le meilleur projet de Cheung depuis (au moins) Young Avengers: The Children Crusade.

« You’ve never been this strong! This fast! How.. ? »

Ce qui fera parler le plus, sans doute, c’est la révélation de ce numéro concernant le Jackal. Pour ma part, elle ne me surprend pas du tout. Pendant le prologue du FCBD c’était un peu flou mais à partir du début de Clone Conspiracy, cela me semblait évident, tellement les indices concordaient. Alors il y a ceux qui diront que si c’était prévisible, c’est mauvais mais dans le cas présent il me semble que les mots qui conviennent sont « nécessaire » et « logique ». C’était prévisible puisque c’était nécessaire et logique et qui la chose n’avait pas tournée de la sorte, pour le coup, cela aurait été décevant. Avec cette révélation et ce que contient la dernière boite, on a l’impression que tous les joueurs sont arrivés sur le plateau et qu’à partir de là Dan Slott peut avancer… et partir dans toutes les directions. Car là, pour le coup, bien malin ceux qui devineraient, à partir de là, comment va se terminer la saga. En tout cas Slott ose vraiment tout ressortir, il n’y plus d’interdit. Et ce n’est pas plus mal !

[Xavier Fournier]