Noël approche et nous avons décidé de vous proposer un calendrier de l’avent avec un « Top 10 » des albums à (re)découvrir ou à offrir. Une fois n’est pas coutume, les ouvrages proposés sont en version française. Aujourd’hui, retour aux années 1990 avec le deuxième volume des aventures de The Mask !

The Mask – Tome 2 [Delirium]
Scénario de John Arcudi
Dessin de Doug Mahnke
Parution en France le 8 octobre 2020

Saviez-vous qu’avant d’être l’un des plus gros succès au box office de 1994, The Mask était un comic book bien différent ? Créé par Mike Richardson en 1982 puis devenu le protagoniste d’un strip publié chez Dark Horse à partir de 1985, une série The Mask voit le jour en 1989 sous la plume de John Arcudi et Doug Mahnke au dessin. Contrairement au long-métrage, cette bande-dessinée n’est pas destinée au jeune public. Si le héros s’amuse également à faire des blagues plus délirantes les unes que les autres, il n’hésite pas à trucider ses ennemis ou finit parfois un trou béant au milieu du ventre. D’ailleurs, Stanley Ipkiss (interprété par Jim Carrey dans le film) n’est que l’un des porteurs du masque vert. Ce deuxième tome publié par Delirium contient la mini-série The Mask Strikes Back. Quatre jeunes tombent sur le masque magique. Il décide de s’en servir à tour de rôle pour améliorer leurs vies minables. Après quelques actes délirants, les journaux annoncent le retour de « Grosse Tête », le surnom du Mask. L’inspecteur Kellaway et le terrible colosse Walter partent en quête du porteur du masque… pour des raisons bien opposées. On ne serait trop vous recommander d’acheter (ou d’offrir) le tome 1, aussi mis en scène par Arcudi et Mahnke pour comprendre tous les tenants et aboutissants de ce second tome. Il peut se lire indépendamment, puisque les héros ne sont plus les mêmes. Mais certains personnages sont directement issus des précédentes mini-séries.

« J’vous dis que c’est ce masque. Quand j’le mets il me transforme. »

Doug Mahnke est un dessinateur débutant lorsqu’il se lance dans l’aventure de The Mask. Son style n’est pas identifiable au premier coup d’œil. Ces personnages sont déjà pourtant assez massifs et aux traits anguleux. Celui qui, depuis, est devenu l’un des artistes phares de DC Comics (Final Crisis, Batman The Man Who Laughs, JLA…) s’éclate à illustrer des situations à la fois loufoques et violentes. Sortie après le film, la saga The Man Strikes Back est plus édulcorée que les précédentes. Moins de sang, plus de gags, mais on a plaisir à découvrir un autre aspect du personnage à la tête verte.

[Pierre Bisson]