Numéro anniversaire pour Flash ! 750 numéros, l’occasion de passer en revue les différents créateurs de cette dernière décennie. Des histoires courtes, inégales, mais qui lancent des pistes pour l’avenir.

The Flash #750The Flash #750 (DC Comics)
Scénario de Josh Williamson, Geoff Johns, Scott Lobdell & Brian Buccellato
Dessin de Rafa Sandoval, Scott Kolins, Brett Booth, Riley Rossmo & Francis Manapul.
Parution aux USA le mercredi 4 mars 2020

Tout comme Wonder Woman il y a quelques semaines, The Flash passe la barre des 750 numéros. Et comme pour sa consoeur, cet anniversaire est célébré avec plusieurs histoires courtes. Si les auteurs présents ont marqué l’histoire de Flash au cours de ces derniers années, l’ensemble est un peu bancale. On commence avec une intrigue de Joshua Williamson, le scénariste actuel, qui ramène Godspeed, l’ami/ennemi du bolide écarlate. Cette aventure est une suite directe aux épisodes précédents et annonce la suite de la série mensuelle. Les autres scénaristes préfèrent s’amuser avec l’entourage de Flash. Geoff Johns, par exemple, utilise l’un de ces lascars préférés : Captain Cold. Apparemment située dans une période pré-Flashpoint (car Wally est présent avec ses enfants et sa femme), on en vient à se demander si ce n’est pas une vieille histoire republiée. D’autant que Scott Kolins illustre cette section. Mais non, c’est bien de l’inédit. L’autre partie marquante est l’épilogue de Flash Forward du duo Lobdell/Booth. Le lecteur qui n’aurait jamais lu cette mini-série mettant en scène Wally (encore lui !) est rapidement mis à jour et le héros explique les conséquences de l’autre saga majeures de ces derniers mois, Doomsday Clock. Quant aux pages consacrées au premier Flash, Jay Garrick, elle est très étrange du point de vue de la continuité. Dans Wonder Woman #750, on nous explique que Diana est la première héroïne de DC Comics. Jay le confirme et explique qu’elle l’a même inspirée. Mais que vient faire le vilain passant le temps d’une case et qui vient proférer des paroles prophétiques à Flash. Tout ça semble contredire le retour de la JSA (dont Jay fait partie) dans Doomsday Clock. À suivre…

« Time no longer aligns? »

En terme de graphisme, c’est une plaisir de retrouver tous ces artistes historiques à travers ces 70 pages. Le lecteur a même le droit à des « pin-ups » permettant à d’autres dessinateurs associés à Flash de célébrer cet anniversaire.

[Pierre Bisson]