Spider-Man est de retour sur consoles. Après une absence de quatre ans (si on exclue les jeux Marvel où il apparaît), le Tisseur est à nouveau le protagoniste principal d’une expérience vidéo-ludique hors du commun. Exclusivement réservé à la Playstation 4, le jeu permet de se mettre dans la peau de Peter Parker, alias Spider-Man. Action, humour et paysages spectaculaires, un vrai plaisir pour les yeux… et pour les fous de la manette !

TOILE DE MAÎTRE

Voilà déjà huit ans que le jeune Peter Parker s’est fait mordre par une araignée radioactive. Ayant appris très vite que « De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités », il a décidé d’utiliser ses pouvoirs pour lutter contre le crime à New York. Durant tout ce temps, il a acquis beaucoup d’expérience et c’est donc un héros capable d’arrêter les plus grands criminels que Sony et Insomniac nous propose d’incarner. Tout commence avec un raid chez Wilson Fisk, aka le Caïd. Spidey aide le lieutenant Yuri Watanabe à stopper les gangsters aux ordres de Fisk. Mais une fois le roi de la pègre new-yorkaise mis en prison, la guerre des gangs fait rage pour savoir qui reprendra le pouvoir ! Un scénario original, écrit en autres par Dan Slott (scénariste du le comic book Amazing Spider-Man pendant presque 10 ans), qui utilise les personnages de l’époque « Brand New Day » de Spidey. Ainsi, on croisera Martin Li et Tante May au refuge pour SDF, un Peter adulte qui travaille pour se payer ses gadgets de super-héros, ainsi que la galerie de vilains habituels du Tisseur. Des visages plus récents comme Miles Morales sont aussi de la partie. Nous n’en dévoilerons pas trop pour ne pas gâcher la plaisir du jeu (et Sony ne nous en donne pas le droit !) mais ce nouvel opus est une véritable immersion dans le monde de Spider-Man. On ne passe pas son temps à virevolter dans les rues de New York, on accède régulièrement à des phases de jeu en tant que Peter. Dans ce cas le gameplay se modifie et on doit résoudre plusieurs mini-jeux pour tester l’intelligence de notre personnage. 

ÇA SWINGUE

Il faut bien l’avouer, ça faisait longtemps qu’on attendait de swinguer dans les airs à nouveau. Les performances de la PS4 sont mises à rude épreuve mais tiennent très bien le choc (NDLR : le test a été réalisé sur une PS4 classique et non une Pro). Les graphismes sont spectaculaires, que l’on parle des personnages ou de l’environnement de jeu. Chaque protagoniste est détaillé et à un physique proche de celui de la BD. La ville est gigantesque. La modélisation de New York donne l’impression de se déplacer dans la véritable ville américaine. Ainsi, on trouve des bâtiments célèbres comme l’Empire State Building, le Madison Square Garden, Central Park, Union Square… Les concepteurs proposent donc une chasse photographique pour retrouver tous ces monuments. Des petits clins d’oeil pour les fans donne du piment à cette quête : pourquoi ne pas se prendre en photo devant l’agence d’Alias Investigations ou la Tour des Avengers ? Côté gameplay, on retrouve les classiques d’un jeu Spider-Man. Car si beaucoup comparent ce gameplay à celui de la célèbre trilogie Batman Arkham de Rocksteady, il ne faut pas oublier que les déplacements dans un monde ouvert (dans un jeu de super-héros) existent depuis Spider-Man 2, l’adaptation du film éponyme. Certes, on voit malgré tout l’influence des Arkham notamment dans la panoplie de gadgets donnés au Tisseur. Spider-Man s’inspire donc de ces prédécesseurs, et d’autres jeux Sony comme Uncharted ou God of War, dans sa construction : une histoire principale parsemée de quêtes annexes pour augmenter la durée de vie du soft (théoriquement 25 heures de jeux). Il améliore les points faibles des jeux comme ASM2 en développant une intrigue palpitante en phase avec le Spider-Man qu’on connaît dans les comics.

   

UN DRESSING DE STARS

Spider-Man est connu pour ses nombreux changements de costume depuis sa création en 1962. Insomniac fait plaisir aux fans en proposant de débloquer pas moins de 26 costumes. Certains sont bien connus comme le costume du film Spider-Man Homecoming, le costume du clone Ben Reilly Scarlet Spider, le costume des années 1940 de Spider-Man Noir. D’autres sont des originaux créés pour le jeu comme le Velocity suit designé par Adi Granov, le célèbre dessinateur Marvel. Et ces tenues ne sont pas là que pour le plaisir des yeux. Ils sont tous donnés d’un pouvoir spécifique qu’on pourra combiner aux autres et ainsi évoluer plus loin dans certaines phases de jeux. Pour les débloquer, il faudra réaliser les quêtes annexes pour gagner des jetons et améliorer son personnage. De quoi s’amuser pendant des heures ! On parlait plus tôt des différents gadgets qu’on obtient au fil de l’aventure. Sur ce point, les scénaristes ont misé sur l’intelligence de Peter pour les créer et non sur ses relations avec Tony Stark comme dans les derniers longs métrages Marvel Studios. Tous ces petits joujoux permettent de varier les attaques et les approches de combat.

PRIS DANS LA TOILE

Si Spider-Man sur PS4 ne révolutionne pas le genre, il permet de raviver la flamme d’une franchise qui s’essoufflait. Servie par une ambiance visuelle et sonore hors du commun, l’aventure nous plonge droit dans le monde de Spidey et nous donne réellement l’impression d’incarner Peter Parker dans ses acrobaties. Plusieurs pistes de l’histoire nous permettent d’envisager des suites et les DLC à venir ne feront qu’enrichir un univers déjà très vaste.

[Pierre Bisson]