Ce jeudi 15 septembre, le Comic Con Paris tenait sa conférence de presse en vue de la prochaine édition, qui se déroulera le mois prochain. Avec des liens visiblement renforcés avec les partenaires ciné permettant plus d’avant-premières (Docteur Strange compris), la manifestation telle qu’elle s’annonce nous laisse cependant perplexes à plusieurs niveaux.

Comic Con Paris 2016, le temps des questions...

COMICS CONNECTION

Disons-le tout de suite : le Comic Con Paris version 2016 a tout pour « marcher », attirer le grand public, et va sans doute faire une nouvelle fois le plein. Les organisateurs ont d’ailleurs, d’une certaine manière, poussé les murs cette année en louant cette fois toute l’enceinte de la Grande Halle de la Villette et visant cette fois une contenance de 50.000 visiteurs. Ce jeudi matin, ils accueillaient déjà dans l’amphi de l’édifice des partenaires, des blogueurs et des médias pour présenter leur programme. Et les leçons des premières réunions de 2014 semblent bien apprises puisque le journaliste Frédéric Bénudis et Pierre-Yves Bictin (le directeur de manifestation) prenaient soin de commencer par la partie « comics » à proprement parler, en ne manquant pas de souligner comment le concept de Comic-Con s’était d’abord construit autour des comics avant d’intégrer les autres versants de la culture populaire. Commençait alors l’énumération des auteurs « comics » invités. Et il y en a, c’est certain.

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Mirko Colak (dessinateur de Red Skull), Chad Yardin (dessinateur de Harley Quinn), Erik Larsen (scénariste/dessinateur de Savage Dragon et de Spawn), Terry Moore (scénariste/dessinateur de Strangers in Paradise entre autres choses), Tony Moore (le co-créateur de Walking Dead), Marcus To (Batwing), William Simson (connu ces dernières années pour son rôle de storyboardeur mais qui, en des temps anciens, dessinait du Aliens pour Dark Horse). Curiosité de la conférence de presse, Greg Pak se retrouve décrit comme « dessinateur de Hulk ». Mais enfin l’erreur est humaine et Pierre-Yves Bictin, hors-champ, est le première à reconnaitre qu’il découvre cet univers et pas à l’abri d’un lapsus. Sur le stand Panini on pourra retrouver Marco Checchetto (dessinateur de Punisher, de la future série Gamora et de miniséries Star Wars). C’est d’ailleurs lui qui signe l’affiche de cette CCP 2016. A ses côtés on trouvera David Lopez (dessinateur d’All-New Wolverine). Pour la partie comics, l’éditeur Delcourt convie le dessinateur Igor Kordey (Star Wars, entre autres séries) ainsi que l’équipe créative de Porcelain, Benjamin Read et Chris Wildgoose. Chez Glénat, c’est l’équipe de The Wicked + The Divine, Kieron Gillen et Jamie McKelvie qui est invitée. Parmi les auteurs des Humanoïdes Associés, notons aussi la présence de Niko Henrichon (Pride of Baghdad). Bliss Comics convie le dessinateur Trevor Hairsine (Divinity). Comixology aligne Joe Benitez (Lady Mechanika), Brenden Fletcher et Babs Tarr (Batgirl) ainsi que le coloriste Alex Sinclair. Sur le stand d’Original Watts, Jean-Yves Mitton devrait être du déplacement. Par contre, les plus attentifs l’auront remarqué, cette édition confirme une nouvelle fois le fossé qui existe avec Urban Comics, un acteur important du marché des comics en France, qui a préféré décliner le rendez-vous. Dans les faits, le dossier de presse de la CCP concernant la partie comics est plus épais puisqu’il inclue aussi des créateurs franco-belges tout à fait respectables (comme Jean-Claude Mezières et Pierre Cristin chez Dargaud) ou le producteur du jeu Life is Strange (Luc Bachadoust) mais le lien est ténu. Pour la partie comics proprement dite, et à un ou deux noms prêts selon les inévitables ajustements des dernières semaines, on s’en tiendra à la liste exposée plus haut, une liste qui est loin d’être minime ou inexistante, mais qui continue de poser question sur le positionnement de la manifestation.

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COMPARONS…

L’an dernier, les organisateur avaient frappé un grand coup en invitant Frank Miller et Brian Azzarello, les coscénaristes de Dark Knight III à quelques jours de la parution du premier numéro aux USA. La liste 2016 contient bon nombre de créateurs talentueux ou intéressants (ce n’est nous qui allons vous dire du mal d’un Erik Larsen) mais pour le coup – et sous réserve d’une éventuelle surprise de dernière minute – elle ne comporte pas de « coup », de venue d’une « locomotive » comparable à Miller. La faute à pas de chance, sans doute, et ce n’est pas comme si les pairs de Miller courraient les aéroports prêts à répondre oui à la première invitation. L’exploit de l’an dernier n’en est que plus louable, mais force est de constater qu’il n’est pas répété cette année. Bon, d’accord, mais il reste cependant une grosse vingtaine de talents, pas vrai ? Oui. Ce n’est pas rien. Quelques années en arrière, c’était même pour ainsi dire du jamais vu en France. Mais là pour le coup il faut établir un rapide comparatif avec ce qui existe. C’est la septième édition du Comic Con. Officiellement on vous dira que non, que c’est la deuxième, mais le fait est que, malgré le reboot et le changement d’équipe, elle succède bien à cinq éditions qui se tenaient auparavant à Villepinte. En termes de « comics pur jus », le Comic Con propose plus d’une vingtaine d’auteurs. On ne voit pas ça tous les jours, c’est vrai. Mais ce n’est pas, non plus, la rareté que la chose pouvait être il y a quelques années, à plus forte raison si l’on regarde les autres manifestations du genre. Il suffit, par exemple, de jauger la liste des invités de la Paris Comics Expo au printemps dernier, pour réaliser que celle proposée ici n’est pas au même niveau.

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Pourtant le Comic Con reste la rencontre estampillée « comics » (au sens général) la plus chère en France, avec un droit d’entrée de 21 euros la journée, soit environ 33% plus cher que la concurrence (compter entre 14 et 16 euros selon les jours pour une entrée à la Paris Comics Expo, 15 euros pour le Toulouse Game Show, 5 euros pour la Comic Gone à Lyon et… entrée gratuite pour le Lille Comics Festival, qui se déroule les 24 et 25 septembre prochain. On pourrait aussi parler de Paris Manga qui invite quelques artistes comics à chaque édition mais pour les besoins de la comparaison on s’en tiendra aux manifestations capables d’invoquer une vingtaine d’auteurs de comics. Certes, la différence de prix entre la PCE et le CCP peut s’expliquer parce que l’évènement de la Grande Halle de la Villette propose aussi un certain nombre d’animations annexes aux comics, que ce soit des avant-premières (comme Docteur Strange ou Premier Contact) ou… la présence d’un coussin péteur géant Adventure Time, « deuxième plus grand coussin péteur au monde » (sic). Moquerie mise à part, un coussin péteur, c’est sans doute une animation familiale bienvenue pour laisser les plus jeunes s’amuser. L’organisation d’une avant-première Docteur Strange avec le concours de Disney, trois jours avant la sortie officielle du film, est un beau « coup », mais on ne fait jamais que remplacer de l’existant, c’est à dire des avant-premières telles qu’on les pratique généralement au Grand Rex. Disons qu’insérer le prix d’entrée d’une place de cinéma dans le billet d’entrée du CCP adoucit un peu le prix de ce dernier. Encore qu’il faille prévoir une belle foire d’empoigne au moment de pénétrer dans la salle, vu qu’il n’y aura pas de places pour tous ceux qui auront acheté une entrée CCP ce jour-là.

Mais une fois que tout est dit, qu’on fait abstraction de ces animations annexes, le public « comics » doit faire la comparaison avec ce qui est comparable. Et pour le coup regarder la province est encore plus cruel. Pour une question d’éloignement géographique, le TGS, Comic’Gone ou le Lille Comics Festival ne peuvent compter sur la présence et le soutien de la plupart des éditeurs français de comics, ou en tout cas pas dans la même mesure (ce n’est pas une critique des éditeurs en question, on peut comprendre qu’en rajoutant des kilomètres leur budget ne serait plus tenables). Dans l’état, ces éditeurs accueillent 14 des auteurs de comics présents au CCP (tout comme ils en accueillaient un certain nombre à la PCE). Ce qui revient à dire qu’avec un budget moindre, le TGS mais surtout le LCF et Comic’Gone (en fonctionnement associatif) se débrouillent pour faire venir deux à trois fois plus d’auteurs par leurs propres moyens qu’un géant de l’organisation d’événements tel que Reed Exhibition. Et eux ont un élément qui manque une nouvelle fois au CCP (mais que l’on trouve *partout* ailleurs dans les festivals de ce genre) : le peu de place laissé à des vendeurs de comics ou de boutiques d’occasion spécialisées (1). Le prix des stands serait dissuasif. Certes, le CCP propose d’autres choses, des conférences et la présence de youtubeurs. Mais quand on ramène la chose en termes de rapport/qualité prix pour une audience comics (et sans même se limiter aux puristes du genre), le LCF ou Comic’Gone restent plus que compétitifs.

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YOUTUBE, DES PRESENCES ET DES ABSENCES

Une nouvelle fois cette années, le CCP s’oriente vers les producteurs de chroniques Youtube à travers un espace animé en partenariat animé par Melty.fr. Quatre programmes Youtube ont été annoncés, parmi lesquels on a la surprise de retrouver « Shoot The Brain ». Bien qu’elle parle assurément de comics, cette chaine Youtube s’était fait connaître l’an dernier avec une vidéo d’assez mauvais goût, un « top des héroïnes DC les plus sexy » dans lequel l’animateur Vincent alignait des commentaires lubriques sur les personnages en question. La dernière livraison en date de Shoot The Brain, également toute en poésie et en finesse, a pour titre « Arrêtons d’être con: Harley Quinn est-elle une salope ? » où l’on explique « dans l’univers DC, Harley doit donner envie aux hommes de la sauter » (sic). Précisons : Shoot the Brain ne fait rien d’illégal en soi, le mauvais goût des uns n’est pas celui des autres et il ne s’agit pas de dire qu’il faudrait interdire ou désinviter STB parce qu’on n’en partage pas spécialement l’humour. Par contre le fait que sur toutes les chaines Youtube possibles, au moment d’en retenir seulement quatre, le CCP et Melty aient retenu ce programme qui s’excite sur la petite culotte de Power Girl par opposition à des chaines plus expérimentées ou plus vues comme, par exemple (mais les noms pourraient être nombreux), V pour Valentin ou surtout Comixrays qui (comme fait exprès pour la comparaison) signait la semaine dernière une vidéo « les comics sont-ils sexistes ? ». La présence de Shoot The Brain n’est pas en soi un problème (à moins de vouloir tomber dans une censure puritaine). Il faut de tout pour faire un monde y compris, sans doute, des gens qui ont décidé d’assumer un côté « paillard ». C’est bien l’absence d’autres noms qui nous étonne. STB figurerait parmi une liste d’une vingtaine de YouTubeurs ou de bloggeurs qu’on comprendrait l’intention globale : dresser un état des lieux de ce qu’on peut trouver en termes de comics sur Youtube. Ramener la chose à quatre programmes, c’est à dire faire que STB occupe un quart de l’espace Youtube tandis que d’autres sont laissés pour compte, par contre cela a de quoi surprendre tant du coup l’éventail semble peu représentatif, déformé. Et on se demande franchement pourquoi d’autres profils de Youtubeurs sont, à l’évidence, laissés pour compte. En soi, cet élément n’a que peu d’importance si l’on ne s’intéresse pas spécialement à Youtube, il est anecdotique, même. Mais la chose prend un relief particulier si on la rapproche d’un autre élément essentiel du CCP et des manifestations comics en général : l’Artist Alley.

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TOUS A TABLE ?

L’an dernier l’Artist Alley avait composé une partie non-négligeable de l’attractivité du salon. Cette « Allée des Artistes » est traditionnellement composée d’une part des invités officiels et d’autre part de créateurs non-invités, éventuellement d’artistes amateurs. Cette seconde partie paie pour la table et les chaises. Pour l’édition 2015, dans une manifestation dont on faisait vite le tour, elle a été une voie de délestage à la fois nécessaire et bien trouvée. Quand il y avait la queue chez les talents les plus connus, le public pouvait se reporter vers des gens à découvrir. En 2015, la table coûtait 120 euros. Pour 2016, le tarif s’est envolé à 360 euros, d’où le fait qu’une partie des dessinateurs présents à l’Artist Alley de 2015 s’en sont émus sur les réseaux sociaux et ont expliqué que cette année ils ne pourraient pas participer. Une telle augmentation a même fait réagir des artistes étrangers et quand vous voyez le dessinateur canadien Nick Bradshaw (Wolverine & The X-Men, Guardians of the Galaxy, Spidey), qui n’est pas précisément un perdreau de l’année en termes de conventions, tiquer à son tour quand les dessinateurs détaillaient l’augmentation. Pourtant, l’argument tacite, c’est que ce nouveau prix est cohérent avec les versions américaines du Comic Con. D’ailleurs, pour ceux qui reprochaient à la Comic Con Paris de faire des comics un ilot dans une programmation globale, Frédéric Bénudis et Pierre-Yves Bictin le martèlent (et au demeurant à juste titre) : malgré ce que laisse entendre le nom, une Comic Con aux USA c’est un certain format. De fait, à New York, un dessinateur qui veut en table dans l’Artist Alley doit débourser 500 $. Sauf que… le rapprochement avec ce qui se pratique aux USA est à double tranchant… la fréquentation de l’édition de New York est sans commune mesure avec celle du CCP (plus de 30.000 visiteurs l’an dernier et qui vise 50.000 visiteurs cette année). A New York, un auteur qui lâche ces 500 $ a accès à une audience potentielle de 170.000 visiteurs. S’il est bien évident que dans les deux cas tout le public ne va pas défiler devant la table, l’espérance de ventes n’est pas la même à New York qu’à Paris. De la même manière que le droit d’entrée est plus cher à New York (40$ le premier jour) mais pour une liste d’invités (http://www.newyorkcomiccon.com/Guests/Comic-Guests/) également beaucoup plus conséquente.

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De plus le « format » Comic Con ne justifie pas tout puisqu’il est manifestement malléable. Les invités Youtubeurs, par exemple, ne sont pas mis autant en avant aux USA. Pierre-Yves Bictin nous avait expliqué, dans une réunion précédente, que c’était une spécifié française, pour correspondre au public. Dont acte, mais alors si l’on peut tenir compte de cette spécificité, pourquoi ne pas introduire l’idée (qui ne semble pas si révolutionnaire que ça) que les participants de l’Artist Alley, qui fournissent par la forces des choses une forme d’animation, ne soient pas indexés sur les prix « Ã  l’américaine » ? Le fait qu’un dessinateur venu dans l’Artist Alley pour faire commerce de ses dessins doive payer, au moins une somme symbolique, ne nous parait pas délirant puisqu’il y a un débouché commercial. Que le prix de la table soit bien au-dessus de ce qui pratique en France dans ce genre de manifestations s’explique, par contre, beaucoup moins facilement. Car dans l’état on en arrive à une situation assez étonnante où, par exemple, Guile, un habitué des stands de dédicaces ces dernières années, devrait soudainement débourser 300 euros pour avoir le droit d’apparaître, alors qu’inversement sont invités gracieusement des gens qui ont fait 20 vidéos pour discuter de la couleur de la culotte d’Harley Quinn. Dans la présentation de presse initiale, l’Artist Alley aura d’abord été mentionnée en passant, surtout pour préciser qu’elle était parrainée par Comixology. Alors que nous interrogions, lors des questions diverses, Pierre-Yves Bictin sur le mécontentement des dessinateurs sur cette augmentation pour 2016, il expliquait être assez surpris et ne pas avoir connaissance de ce mécontentent. Pour lui, l’Artist Alley devrait avoir la même configuration que l’an dernier, organisée avec le collectif Comicverse. Mais on ne nous a pas réellement répondu sur le deuxième pan de la question qui était l’écart de traitement entre des gens qui viennent produire des dessins de comics sur place et des You tubeurs invités.

« S’il y a des questions, c’est le moment… »

On est loin des premières réunions de 2014 où la notion de comics semblait être lointaine, c’est un fait. Le Comic Con vise à devenir un rendez-vous geek en visant bien au-delà du lectorat des comics, c’est fait aussi (d’ailleurs les organisateurs n’ont jamais prétendu le contraire). La proposition de 23 ou 24 auteurs de comics n’est pas déshonorante. Il ne s’agit pas d’inconnus ou de gens conspués par le public, bien au contraire. Mais on a néanmoins l’impression que se poursuit un malentendu culturel. Pour preuve, quand Pierre-Yves Bictin se retourne vers les médias présents et lance, « Si il y a des questions, c’est le moment… ». Le premier intervenant se trémousse sur son siège, félicite pour les « invités incroyables » et le « contenu exclusif » avant de se lancer dans une tirade sur la large place accordée cette fois à DC Comics. Très vite, il apparaît que ce qu’il appelle « DC Comics » ce sont en fait les séries de CW (Arrow, Flash, Legends of Tomorrow…) qui devraient faire l’objet d’animations. Ce qui n’a rien d’une tare, n’allez pas croire (nous ne sommes pas les derniers à parler de ces séries TV). Mais voici donc une manifestation « comics » ou DC c’est que de la TV, qui n’a toujours pas su recoller les morceaux avec Urban (un absent de taille), qui ne propose pas de stand de ventes de comics d’occasion (si vous rêviez de mettre la main sur le vieux Strange qu’il vous manque ou sur un comic-book en VO, cela semble râpé) et qui pratique dans son artist alley des prix nettement plus élevés qu’ailleurs. Et cela marchera sans doute. Insistons-même : on espère qu’en termes d’affluence cela marchera, sous peine de se prendre dans la figure les mêmes cris d’orfraie qui nous annoncent la mort des comics à chaque fois qu’un film Ant-Man ne se hausse pas au même niveau d’entrées qu’un Avengers.

De toute façon une partie non négligeable de ceux qui affectent, sur les réseaux sociaux, de ne pas aller au CCP iront quand même, c’est devenu une véritable tradition depuis 7 ans. Mais un Comic Con, avant d’être un format, c’est un standard. A la sortie, l’un des partenaires nous confiait que tout cela manquait un peu d’âme. Ce qu’on nous propose là, ce n’est pas rien. Ce serait réécrire la réalité que de prétendre le contraire. Mais est-ce que, pour le prix et pour la cible, le Comic Con Paris propose vraiment 30% de plus de contenu que la concurrence ? Le 2ème plus grand coussin péteur au monde peut-il pallier à l’absence relative (à ce jour et sous réserve d’ajout au programme) de vendeurs spécialisés ? Peut-on comprendre que la partie purement comics puisse être comparable à celles de structures associatives, dans des villes moins centrales ? Pour les questions, c’est (vraiment) le moment…

[Xavier Fournier]

(1) Edit: un lecteur nous fait remarquer qu’il y aura au minimum une boutique, les québecquois de Comicage.