[FRENCH] Après les Fantastic Four et Daredevil, Alan Davis invite Wolverine dans une grande saga consacrée au Clan Destine. Le créateur anglais tisse ainsi, sur trois annuals, une toile globale qui retrouve un peu la fibre des crossovers façon Asgardian Wars. Du super-héros décomplexé et qui, sans verser forcément dans le comique, permet de faire le pied de nez aux récits trop moroses…

Wolverine Annual #1 [Marvel Comics] Scénario d’Alan Davis
Dessins d’Alan Davis
Sorti aux USA le mercredi 22 août 2012

Wolverine a déjà pu rencontrer le Clan Destine dans le passé. En particulier dans la mini-série X-Men/Clandestine. Mais Logan étant lui-même doué d’une certaine longévité, il y avait bien quelque part dans le passé du héros, un peu de place pour une confrontation antérieure avec Adam Destine. Les relations qui anime cet Annual (troisième chapitre qu’Alan Davis consacre cet été à ses personnages) sont donc d’un tout autre ordre que ce qu’on a pu voir dans les deux premières parties. Et en même temps… en même temps c’est bien ici que les choses se rejoignent. Autant il était possible d’apprécier l’annual de Daredevil sans avoir lu celui des Fantastic Four, autant là on a bien droit à une conclusion d’un récit qui ne prétend pas changer l’histoire des comics mais qui est quand même très plaisante. On comprendra assez vite que Vincent (d’ailleurs est-ce bien Vincent ?) a des raisons particulières de s’intéresser à Wolverine… On s’amusera aussi de voir que Docteur Strange tienne ici un véritable rôle de fil rouge. Sans doute que Davis n’aurait pas refusé si on lui avait laissé dessiner un annual de plus consacré au grand sorcier…

On appréciera aussi de retrouver cette fois le Clan Destine au grand complet (ou en tout cas les principaux personnages de la famille), participant de plein fouet au combat. Du coup je ne sais pas trop si cette fin est forcément très reader friendly pour qui pourrait avoir pris l’annual seulement pour Wolvie (et ne connaîtrait donc pas ou peu la famille créée par Alan Davis). Mais en un sens peu importe. Car, franchement, ces trois annuals forment un tout élégant et fluide. C’est frais. Pas « dark n’ gritty » avec des flingues et des ninjas partout. Une histoire qui tient le rythme, qui joue sur différents recoins de l’univers Marvel et qui, de plus, sera diablement agréable à relire une fois que l’éditeur finira par nous sortir ça en TPB ! Pour bien faire il faudrait confier des annuals comme ça à Davis… tous les ans !

[Xavier Fournier]