[FRENCH] Rick Grimes semble se mettre à genoux devant Negan. Et cette décision ne passe pas vraiment bien à l’intérieur du groupe de survivants. Même son fils, Carl, pense que Rick la joue lavette, alors qu’il conviendrait pourtant de venger les gens tués par Negan. Et puisque Rick n’a pas l’air de s’en charger, quelqu’un d’autre (gros indice sur la couverture) va prendre les choses en main.

Walking Dead #104 [Image Comics] Scénario de Robert Kirkman
Dessins de Charlie Adlard
Sorti aux USA le mercredi 14 novembre 2012

Pas évident de dire si Robert Kirkman a calculé son coup en toute connaissance de cause mais au moment où Carl Grimes monte en puissance dans la version télévisée de Walking Dead d’AMC, le gosse au chapeau de shérif, élevé dans une ambiance d’apocalypse, fait aussi parler de lui dans le comic-book. Et comment ! Habitué à l’action, Carl (qui a visiblement de plus en plus de choses en commun avec le Damian Wayne de Batman) décide de ne pas laisser les choses dans l’état. Même si on est loin d’un contexte de super-héros et si la quête de Carl est vouée à une certaine issue (ce n’est pas Hit Girl non plus !), la rage qui se dégage du petit bonhomme est un juste retour de manivelle après l’apathie manifeste qui a touché une partie des personnages de la série depuis le #100.

Le point faible de l’arc reste la passivité de façade de Rick Grimes. Dans les épisodes précédents, oui, on nous a largement dit que tout ça faisait partie d’un plan. Mais en quoi « faire semblant » pourrait-il vraiment le rapprocher du but ? Pour l’instant le scénario nous en donne assez peu de ce côté-là. De ce fait la colère de Carl est « identifiable » et crédible… Même s’il est certain qu’elle ne va pas spécialement arranger les plans de Rick. L’affaire se complique et va, forcément, entraîner des réactions en chaîne. A l’heure où Marvel ou DC s’obstinent à croire (ou à faire semblant de croire) que pour rester intéressant il faut rebooter au #1 en boucle, Walking Dead arrive au #104 et ne fait pas mine de perdre le fil… Certains pourraient/devraient en prendre de la graine !

[Xavier Fournier]