Avant-Première VO : Review Uncanny X-Men #510[FRENCH] Les X-Men sont attaqués par les forces de la Red Queen et ils n’ont rien vu venir. Les gros bras sont à terre, les cerveaux sont prisonniers de télépathes. C’est ce qui s’appelle une raclée. Heureusement personne n’a pris en compte les « kids » de l’époque et aussi une curieuse bienfaitrice qui va faire pencher la balance… Ou bien être la raison de l’attaque ?

Uncanny X-Men #510 [Marvel] Scénario de Matt Fraction
Dessin de Greg Land
Sortie américaine le 20 mai 2009.

Uncanny X-Men #510Un mix. On a vu bien des fois les X-Men subir un siège ces dernières années et Matt Fraction a approché la question en faisant comme des clins d’oeil à des occasions similaires. On reconnait comme un parfum de certaines choses qu’on a pu voir pendant le run de Whedon sur Astonishing. Le scénariste traite X-23, Armor ou Pixie un peu à la manière des élèves X-Men de l’époque Grant Morrison, quand Beak et les autres étaient pris malgré eux dans les incessantes invasions et prises d’assaut de la X-Mansion. Mais attention, il y a « déjà vu » et « déjà vu ». Là je ne dirais pas qu’on est dans une « redite » mais bien dans une synthèse. Fraction arrive à nous vendre l’efficacité de la Sisterhood (dont une bonne moitié n’était jusque là que des « perdantes » éternelles) et mettre les sacro-saints X-Men en difficulté. Surtout qu’ils n’ont aucune idée de ce qui se trame.

La vérité c’est que quelque chose d’autre se prépare, qui échappe aussi bien à la plupart des héros que de leurs adversaires. Quelqu’un aide Emma, quelqu’un que là aussi on trouvera peut-être « téléphoné » mais pour ma part j’ai trouvé le passage bien mis en scène, avec une certaine mystique (non, pas la mère de Rogue). Bref, assez vite ce n’est plus le retour de Psylocke (ou de Revanche, je ne sais plus…) qui donne le grain de poivre de l’épisode. Maintenant, disons-le, Fraction semble s’attaquer à un gros cliché des X-Men, avec tous les risques de se prendre les pieds et que certains lecteurs haussent les sourcils en disant « oh non, pas encore ». En nous pondant un storyline qui implique des références à Kwannon, Madelyne et à d’autres poncifs du genre, Fraction se transforme en équilibriste. Mais vu comment il arrive à créer une atmosphère de tension à partir d’un groupe comme la Sisterhood et leur but mystérieux, je suis plutôt d’avis de lui laisser sa chance. On en saura sans doute plus dès l’épisode suivant, comme semble le promettre la couverture.

[Xavier Fournier]