Avant-Première VO: Review Squadron Sinister #1[FRENCH] Le Squadron Sinister (Hyperion, Nighthawk, Dr. Spectrum, Whizzer et Warrior Woman) a la charge d’un secteur de Battleworld. Mais comment faire régner la loi et l’ordre quand on soi-même criminel ? Et quand on plus on est accusé d’un meurtre que l’on n’a pas commis ? Ce spin-off de Secret Wars fait plaisir à lire…

Squadron Sinister #1Squadron Sinister #1 [Marvel Comics] Scénario de Marc Guggenheim
Dessins de Carlos Pacheco
Parution aux USA le mercredi 17 juin 2015

Squadron Sinister est, à l’évidence, un « labor of love » de ses deux auteurs. Marc Guggenheim et Carlos Pacheco prennent un plaisir visible à se lâcher avec cette version du Squadron qui ne correspond à aucune que l’on a vu jusqu’ici. Bien entendu, le modèle serait plus le Crime Syndicate de Terre 3. Mais en donnant au Squadron Sinister le rôle principal, le scénariste donne tout de suite beaucoup de potentiel à la série. Il y a l’habituel jeu d’alliances/mésalliances mais il n’y a (pratiquement) pas de super-héros pour leur voler la vedette. Les tyrans ont de l’espace pour s’épanouir. Mais comme il leur en faut toujours plus, les voici lancé dans une vague de conquêtes. Je ne vois pas trop comment cela s’articule avec la loi principale de Battleworld, où quiconque change de secteur est condamné à être banni, à part s’il a des sous-domaines hiérarchiques. Mais peu importe. Ce qui compte c’est que les auteurs profitent de cette logique de clash pour montrer quelques fan-favorites (ou non-favorites d’ailleurs). Dans ce premier numéro, le Squadron croise ainsi le fer avec le Squadron Supreme version MAX, avec les membres de la défunte Shadowline d’Epic Comics et l’on aperçoit aussi quelques personnages (pas les plus connus) du New Universe.

Il se dégage de l’ensemble une impression de richesse, de fouillis détaillés. Il faut dire que Carlos Pacheco s’éclate visiblement, retrouvant des intonations graphiques d’Avengers Forever. C’est tout simplement bourré d’allusions et d’éléments plus ou moins cachés, qu’il s’agisse de talisman de la Justice League of America de DC Comics ou encore de l’équivalent de la Batcave de Nighthawk. S’ajoute à cela quelques fils directeurs sympas, comme l’idée que le Squadron ne peut guère compter sur sa réputation pour que l’on puisse croire à son innocence. C’est efficace car cela fonctionne à deux niveaux au moins. D’un côté, il y a l’identité du tueur (qui n’est peut-être pas la même que celle du traître). De l’autre, il y a l’assurance que les épisodes à venir vont continuer ce zapping des mondes et que l’on va voir quelques personnages rares ou oubliés. La minisérie semble très prometteuse. Enfin… sauf si vous étiez fans des héros que le Squadron Sinister massacre à tour de bras.

[Xavier Fournier]