Avant-Première VO: Review Punisher #1[FRENCH] Après quelques mois privé de série solo, où il n’était plus qu’un membre des Thunderbolts, le Punisher reprend ses aises avec une nouvelle équipe créative et une nouvelle approche, plus « ensoleillée ». Une reprise en main bienvenue qui donne de nouvelles pistes au personnage sans pour autant le trahir.

Punisher #1Punisher #1 [Marvel Comics] Scénario de Nathan Edmondson
Dessin de Mitch Gerads
Parution aux USA le mercredi 5 février 2014

On ne compte plus les #1 du Punisher et ce n’est pas faute, ces dernières années, de l’avoir confié à des scénaristes inspirés (Remender ou Rucka, pour ne parler que des plus récents). Mais peut-être le personnage s’est-il enterré dans un périmètre noir finalement connu et déjà bien exploré (et pourtant avec Frankencastle il y avait de la marge). Après l’avoir mis un peu de côté quelques mois, Marvel le confie cette fois à Nathan Edmondson pour une approche… façon West Coast. Cette fois on sort des ambiances nocturnes et Frank Castle agit au grand jour. A plus d’un titre d’ailleurs parce que non seulement il prend le soleil mais en plus il ne se cache pas vraiment (au point d’ailleurs qu’on se demande si certaines personnes regardent la TV dans ce monde). Et pourtant… ça marche !

Ca marche parce que le Punisher d’Edmondson fait preuve d’une certaine nonchalance, disons d’une assurance tranquille, un peu comme un prédateur qui ferait mine de dormir en attendant de croiser sa proie. Les dernières versions du personnage étaient plus « fébriles » et le fait d’induire des scènes de vie civile entre ses moments d’action souligne ce côté « force tranquille ». En fait là où le Punisher sera resté des décennies dans l’ombre d’un Justicier dans la Ville ou de Dirty Harry, Edmondson et Gerads (car le graphisme est essentiel dans cette nouvelle approche) visent sans doute plus un contexte à la GTA et des petits guests occasionnels (si on regarde bien on croise un personnage secondaire aux faux airs de Danny Trejo). Moins aux abois (en tout cas pour ce premier épisode), le Punisher gagne quelques degrés au niveau de la cool attitude. Mais dès qu’on le cherche, il reste bien le même Frank Castle. Cette nouvelle série n’efface rien de ce qui a existé mais porte un nouveau regard sur l’homme au crâne sur la poitrine, lui construit aussi quelques relations nouvelles. Ca commence plutôt bien…

[Xavier Fournier]