Avant-Premire VO: Review Poison Ivy: Circle of Life And Death #1

21 janvier 2016 Non Par Comic Box

[FRENCH] On est habitu voir Poison Ivy dans l’ombre des autres. Combattue par Batman, en tandem avec Harley Quinn ou au sein des Birds of Prey, la « belle jardinire » est plus souvent une antagoniste qu’une protagoniste. Amy Chu et Clay Mann ont donc la mission d’imposer le personnage en solo le temps de cette minisrie. Le ton est trouv ds les premires pages…

Poison Ivy: Circle of Life And Death #1 [DC Comics] Scnario d’Amy Chu
Dessins de Clay Mann
Parution aux USA le mercredi 20 janvier 2016

Avec un CV comme le sien, Poison Ivy a tout – en thorie – pour tomber dans des cases strotypes, entre la femme fatale adversaire de Batman ou l’ami/amante exubrante d’Harley Quinn. Amy Chu a dcid de prendre une direction totalement diffrente, sans non plus tomber dans les clichs « on balance tout ce qui a prcd pour en faire une fille top tendance mgacool ». Non, pour le coup elle a une sorte d’piphanie, une envie d’autre chose, d’chapper la compagnie forcment un peu envahissante d’Harley pour revenir ses premiers amours, la botanique. Sur le plan graphique, Clay Mann lui aussi a un parti pris intressant, dans le sens o il ne tombe pas les clichs du cosplay ou du streetwear. Sa Poison Ivy est un personnage raliste, habill normalement sans passer par la case caricature. Ce qui, finalement, est assez rare. Mme les poses de Pamela sont celles de quelqu’un d’ordinaire. Sans doute que cela pourra gner certains lecteurs, dans le sens o elle peut sembler sortie d’un catalogue. Les couleurs acidules d’Ulises Arreola sont aussi un atout, dans cette ambiance. Mais l’impression qui domine c’est que c’est quelqu’un qui a toute sa tte, qui n’en fait pas des tonnes dans les grimaces, le pathos ou le buzz et, dans le contexte actuel, a fait du bien en fin de compte.

« So, Girlfriend, this is the super-secret experiment that’s been sucking up all of your time? »

N’allez pas croire que la vie antrieure de Pamela est raye de la carte. Si elle s’est trouve un travail idal pour approcher des plantes rares, ce n’est pas forcment du got d’Harley, qui s’invite dans l’pisode de Poison Ivy. Quoi ? Moi qui vous disait que Pamela tait toujours dans l’ombre de quelqu’un et voici que l’autre rapplique aussi sec ? Oui et non. C’est assurment Harley mais Chu et Mann en donne un portrait relativement raliste (lorgnant peut-tre sur le film Suicide Squad venir). Elle prend le tempo impos par Ivy et ne lui vole pas la vedette. Au bout de tout a, Miss Isley en ressort comme un personnage qui, moralement, n’est ni bon ni mauvais mais surtout d’un calme finalement bien rare dans les comics, et donc d’autant plus apprciable dans les comics. Par contre, la donne changeant dans les deux dernires pages, on ne peut sans doute pas prendre rellement la mesure de la srie avant le prochain pisode. En attendant, cest une bonne surprise.

[Xavier Fournier]