[FRENCH] Les anciens scénaristes des Freedom Fighters réinventent tour à tour les héros, dans un univers DC désormais privé de tout lien chronologique avec le Golden Age. Après the Ray il y a quelques mois, c’est au tour de Phantom Lady (et de Dollman) d’être repensés. Et le lifting est cette fois plus réussi…

Phantom Lady #1 [DC Comics]
Scénario de Justin Gray & Jimmy Palmiotti
Dessins de Cat Staggs
Sorti aux USA le mercredi 29 août 2012

Entre Battle of Bludhaven et les différentes séries consacrées à Uncle Sam et aux Freedom Fighters, Jimmy Palmiotti et Justing Gray sont du coup les auteurs qui se seront sans doute le plus investi pour remettre au goût du jour les super-héros anciennement publiés par Quality Comics (et cédés à DC à la fin des années 50). Mais ça c’était avant Flashpoint et le redémarrage de l’univers DC. Tout le travail fait auparavant est donc passé à la trappe mais il faut croire que les deux scénaristes se plaisent particulièrement dans ce pôle de personnages (où ils n’ont pas à partager les jouets avec d’autres auteurs). Ils ramènent donc petit à petit les concepts et les noms anciennement associés aux Freedom Fighters. Pour le Ray, avouons que c’était loin d’être réussi, la nonchalance du personnage compliquant sérieusement l’empathie qu’on aurait du ressentir envers lui. Cette fois, Gray & Palmiotti nous ramènent deux personnages pour le prix d’un, avec cette nouvelle minisérie qui réintroduit Phantom Lady et Dollman. D’emblée on est assez loin des versions précédentes. Là où Stormy Knight (la Phantom Lady pré-reboot) était une sorte de Paris Hilton, la scène d’intro nous montre une héroïne autrement plus intense et dangereuse. Et dans la foulée il semble qu’il y ait un partenariat de fait qui s’instaure avec Dollman, dans la mesure où l’origine des deux héros semble liée. On pourra dire chapeau au passage aux auteurs pour arriver ainsi à se réinventer, pour éviter la répétition et donner un vrai air de neuf.

Aux dessins, Cat Staggs souffre un peu de la comparaison avec la couverture. En effet c’était un peu une fausse bonne idée de la confier à Amanda Conner (Power Girl) dans le sens où cette dernière représente très bien les deux héros. Au point que quand on lit les pages intérieures on aimerait bien retrouver la même ambiance. L’artiste n’est pas dénué de style mais n’arrive pas à la même auteur. Ceci dit cette entrée en matière est assez intéressante. Elle donne l’envie de lire rapidement la suite et on est autremnt plus captivé que pour les débuts du Ray. Si tout ça pouvait prendre forme et, en fin de compte, converger sur une nouvelle version des Freedom Fighters ce serait très bien. J’ai quand même un doute que Phantom Lady se vende aussi bien qu’une Batgirl ou qu’une Batwoman. Mais sait-on jamais…

[Xavier Fournier]