[FRENCH] Comme d’autres séries DC cette semaine, Flash a droit à son propre annual. Un passage qui permet d’effectuer quelques réglages sur les Rogues et d’organiser un peu mieux l’univers des adversaires de Flash dans l’univers rénové de DC, tout en préparant la suite. Un passage de relais qui manquait entre l’ancienne version des aventures de Barry Allen et la mouture DCnU…

Flash Annual #1 [DC Comics] Scénario de Francis Manapul, Brian Buccellato
Dessins de Marcus To, Scott Kolins
Sorti aux USA le mercredi 29 août 2012

Depuis le début que Francis Manapul s’occupe des aventures de Flash, il faut bien dire qu’en termes de narration graphique la série y a gagné, s’offrant une ribambelle de cadrages ambitieux (rejoignant parfois ce que peut faire un J.H. Williams sur Batwoman où, à un autre niveau, ce qu’un Paolo Rivera a pu réaliser sur Daredevil). Le problème c’est que Manapul et Buccellato ne sont pas, sur le plan scénaristique, Geoff Johns ou Mark Waid. Si bien que si la série Flash est d’une lisibilité redoutable elle raconte très bien des évènements qui, dans leur structure, manque parfois un peu de sel. Mais ce n’est pas le cas dans cet Annual. D’une part on revient vers un groupe de Rogues qui retrouve une bonne partie des valeurs qu’on lui connaissait sous Geoff Johns : Une volonté d’écrabouiller Flash sans cesse remise en question en raison de luttes internes. Qui plus est Manapul et Buccellato donnent en un sens une « origine » à leur version des Rogues, en expliquant pourquoi et comment la plupart de ces personnages n’ont plus besoin de gadgets…

Si le premier segment est dessiné par Marcus To (d’après un découpage de Manapul, ce qui fait qu’on retrouver l’énergie propre au mensuel), on retrouver aussi Scott Kolins pour une partie des pages. Ce qui permet réellement de faire le lien entre deux époques de Flash (ou deux époques des Rogues). Du coup il se dégage vraiment une idée d’évolution et on comprend mieux comment les criminels qu’on pouvait connaître avant Flashpoint sont devenus ceux qu’on croise après le reboot, avec des pouvoirs plus naturels. Par contre là où le procédé perd un peu de force, c’est dans le fait qu’il est présenté comme une superposition d’arcs. D’un côté on fini la saga des Rogues lancée depuis quelques épisodes dans le titre régulier, de l’autre on amorce l’attaque des gorilles. Ce qui fait que cet annual est plus à prendre comme un épisode double-size de la série mensuelle que comme quelque chose qui prendrait du recul. En termes de TPB, ce sera un beau casse-tête pour déterminer s’il est la conclusion de l’histoire des Rogues où s’il est le prologue de l’invasion de Gorilla Grodd…

[Xavier Fournier]