Avant-Première VO: Review New Avengers #32[FRENCH] À la fin du temps et de l’espace, les « Multiversal Avengers » sont la première ligne (et peut-être la dernière ?) pour lutter contre les Beyonder. Autant dire que, même si l’équipe comporte du lourd dans le domaine de la puissance, la bataille court à la catastrophe. L’occasion pour Jonathan Hickman de faire le ménage ?

New Avengers #32New Avengers #32 [Marvel Comics] Scénario de Jonathan Hickman
Dessins de Mike Deodato
Parution aux USA le mercredi 25 mars 2015

Oubliez le titre. Rien à voir avec les « New Avengers » (ou par extension les Illuminati). Depuis quelques temps Jonathan Hickman a mis ses deux titres Avengers au service d’une seule intrigue et l’on ne verra pas Reed Richards ou T’Challa cette fois-ci. L’histoire se concentre sur le détachement de l’équipe qui est parti « en avant », à travers le multivers, pour s’attaquer aux êtres responsables du choc entre les réalités : les Beyonders. Hickman ne manque pas de tomber dans un piège à l’intérieur duquel beaucoup de scénaristes trébuchent : la multiplicité. À savoir que lorsqu’un être est supérieurement dangereux, il l’est moins lorsqu’il est rejoint par d’autres êtres identiques. On voit au début de la Justice League de 2011, quand il faut pratiquement deux ou trois super-héros pour venir à bout d’un paradémon (l’équipe arrive pourtant ensuite à résister à une armée). Ici c’est un peu la même chose si l’on se souvient de ce que donne le Beyonder de Secret Wars « I » et de Secret Wars II. Une poignée d’Avengers arrive à peser son poids (même si c’est avec un prix lourd) en face de plusieurs Beyonders qui, bien que surpuissants, sont plus du niveau d’un Apocalypse que du Beyonder « divin » déjà connu.

Dans cette bataille façon « Ragnarok », tout le monde ne sera pas là pour voir la suite et Hickman en profite d’ailleurs pour solder le compte de certains personnages dont il n’a plus l’utilité, qui ont fait leur temps. C’est même un peu désinvolte au début, sans doute parce que les personnages concernés ne sont pas ceux qui ont le plus de caractère. Mais à mesure que l’on avance dans les sacrifices, l’ampleur monte. Je pense en particulier à une certaine « bromance » assez épique, qui a son petit côté « ce soir nous dînons en enfer ». En même temps, il est évident que dans ce sens de la fatalité, Hickman sera obligé de faire un pas de tango, une poussée en arrière, pour défaire au moins une de ces disparitions. Au final, le côté héroïque l’emporte. On ne sait guère combien de ces héros on reverra ou pas après cela. Mais Mike Deodato se débrouille bien pour illustrer une bataille qui se déroule essentiellement dans le vide…

[Xavier Fournier]