Avant-Première VO: Review Moon Knight #1[FRENCH] Et c’est reparti pour une nouvelle relance de Moon Knight, cette fois sous la direction de Warren Ellis. Le « chevalier de la Lune » s’installe à nouveau à New York, ne se prend plus pour Wolverine ou Spider-Man mais… n’est toujours pas totalement sain. Un savant équilibre entre continuité et nouveauté…

Moon Knight #1Moon Knight #1[Marvel Comics] Scénario de Warren Ellis
Dessin de Declan Shalvey
Parution aux USA le mercredi 6 mars 2014

Warren Ellis s’empare de Moon Knight et apporte sa dose de changements tout en respectant ce qui s’est fait avant. Ainsi le scénariste prend soin d’intégrer, au moins par des mentions bien choisies, la phase côte ouest du héros tout en commençant à sculpter le ton du nouveau titre. Comme on a pu le voir et le deviner dans les pages de preview, c’est un Moon Knight qui a un tantinet changé ses méthodes (avec un look plus urbain, plus pulp). Ellis gère superbement le sentiment d’étrangeté qui doit se dégager du comportement de Mark Spector. Dans un premier temps il ne semble plus avoir d’entourage, de chauffeur ou de petite amie. Son univers s’est vidé mais on voit vite que son cercle externe s’est renforcé, avec des relations nouvelles au niveau de son « travail ». Et puis bien évidemment il y a les hallucinations et le dieu égyptien de la justice qui ne le lâche pas (j’aurais presque aimé qu’Ellis attende un peu pour le réintroduire). Le Moon Knight d’Ellis est, pour l’instant, beaucoup moins un clone de Batman… encore que certaines relations avec les autorités ne feraient pas tache à Gotham.

Visuellement, le style de Declan Shalvey est différent de ce qu’on a pu voir sur Moon Knight mais pas désagréable (d’autant plus que les pages en couleurs sont plus « habitées » que les previews en noir et blanc qui avaient pu circuler). D’un autre côté pour l’instant on n’a pas de grosse scène de combat et il faudra voir dans les épisodes ultérieurs si l’artiste convient aussi bien dans des passages plus rythmés. Globalement, en dehors d’une fin de numéro assez abrupte, Moon Knight est intéressant car l’équipe créative joue avec les codes, s’éloigne de certains tout en introduisant des emprunts qui rapprochent le personnage d’une certaine tradition littéraire (au moins à ce stade). C’est un Moon Knight qui s’offre de nouvelles méthodes sans pulvériser les anciennes. On construit sans détruire. Et c’est donc assez sympathique même s’il faut encore laisser la série s’installer.

[Xavier Fournier]