Avant-Première VO: Review Mighty Avengers #1[FRENCH] Cette semaine Luke Cage retrouve un fauteuil de leader d’une escouarde d’Avengers, relativement peu de temps après avoir juré qu’on ne l’y reprendrait jamais. C’est qu’à l’occasion d’Infinity la Terre a besoin de tous les héros disponibles, y compris d’un très mystérieux Spider-Hero qui risque d’alimenter bien des discussions…

Mighty Avengers #1Mighty Avengers #1 [Marvel Comics] Scénario d’Al Ewing
Dessin de Greg Land
Parution aux USA le mercredi 11 septembre 2013

On avait laissé Luke Cage abandonnant les Avengers pour relancer les Heroes for Hire et l’annonce de Mighty Avengers a semblé un gros pas en arrière dans l’évolution du personnage. Avec ce premier numéro, Al Ewing prend plutôt bien le taureau par les cornes. Oui, Cage a bien redémarré les Heroes For Hire mais les circonstances vont plutôt lui forcer la main, de manière assez naturelle, pour reprendre du service. A partir de là Ewing organise un noyeau d’équipe à partir de deux tendances : d’une part Cage et ce qu’on pourrait qualifier de jeunes héros en formation (les nouvelles versions du White Tiger et de Power Man), de l’autre quelque chose qui fait penser un peu à la structure des premiers New Avengers de Bendis il y a quelques années. On a Luke, Spider-Man (encore qu’on sait bien à quel point ce n’est pas celui qu’on connaît), un équivalent de Sentry (Blue Marvel) qu’on ne voit pas dans ce premier numéro mais aussi une transposition de l’astuce scénaritique de Ronin, avec un personnage dont on ne sait pas encore qui il est vraiment : Spider-Hero. Quelque part entre ces deux pôles, il y Monica Rambeau, devenue Spectrum, qu’Ewing écrit assez bien d’ailleurs. En dehors de Cage elle semble destinée à faire le lien dans le groupe.

Au dessin, Greg Land nous épargne bon nombre de silhouettes photoshoppées qu’on avait pu voir sur ses Uncanny X-Men. Peut-être parce que la distribution est plus variée, avec des costumes moins collants, des statures différentes, il ne se laisse pas autant aller à ce travers et ça fonctionne beaucoup mieux. En l’absence des Avengers, il faut des Avengers… Et si sur le principe l’idée ne me séduisait guère, la démonstration dans la pratique commence autrement mieux que je le pensais. Al Ewing, nouvel arrivé chez Marvel, semble savoir ce qu’il fait en tout cas. A charge aux prochains numéros de nous prouver que c’est le cas.

[Xavier Fournier]