Avant-Première VO: Review Aquaman #23.1 Black Manta[FRENCH] Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Mais quand Aquaman disparait de la circulation, que devient Black Manta, dont toute l’existence est basée sur sa haine envers Arthur Curry ? Geoff Johns, Tony Bedard et Claude St. Aubin dressent le portrait d’un tueur amphibie qui n’est pas spécialement causant… mais très expressif.

Aquaman #23.1 Black MantaAquaman #23.1 Black Manta [DC Comics] Scénario de Geoff Johns et Tony Bedard
Dessin de Claude St. Aubin
Parution aux USA le mercredi 11 septembre 2013

Les numéros du Villains Month sont nombreux à jouer la carte de l’origine… Révisions pour des méchants très connus, découverte pour des personnages moins populaires. D’autres établissent les débuts de nouvelles incarnations comme Lobo… Peu d’épisodes jouent la carte de la progression du personnage. C’est à dire qu’on prend le criminel à l’instant T dans l’univers DC et qu’à partir de là on voit où la nouvelle donne l’emporte. C’est le cas de Black Manta, personnage qu’on avait laissé en prison, avec Amanda Waller qui essayait de le recruter dans le Suicide Squad. Forcément, avec les bad guys qui sont massivement libérés, la vie de Black Manta change du tout au tout. Il retrouve la liberté et assiste à la réunion organisée par le Crime Syndicate, apprenant la disparition d’Aquaman. Et donc… ca change du tout au tout…

Geoff Johns et Tony Bedard font le choix d’écrire un personnage taciturne qui doit dire trois, peut-être quatre phrases de tout l’épisode. Mais l’expression de Black Manta, en particulier grâce aux dessins de Claude St. Aubin, font la différence. Parce que bon, faut regarder la difficulté de l’exercice. Black Manta a un casque qui cache tous ses traits. Il est encore moins expressif qu’un Doctor Doom. Et pendant une bonne partie du numéro il ne dit rien. Sauf qu’on comprend tout. On imagine presque voir sa tête quand il contemple le trident d’Aquaman et qu’il se demande ce qu’il va faire maintenant. Johns et Bedard font de Black Manta un type qui fonctionne à la haine et qui, privé de la haine d’Aquaman, doit se trouver un nouvel objectif à détester. Pas d’origine, pas de retcon mais « simplement » la détermination d’un personnage. Sans révolutionner le personnage, l’épisode lui donne la stature qu’il mérite et c’est bien !

[Xavier Fournier]