Avant-Première VO: Review Lazarus #1[FRENCH] Dans le futur, chaque famille riche et influente prend la peine de transformer un de ses membres en Lazarus (ou « Lazare), un soldat pratiquement immortel, capable de revenir de tout et de s’acquitter de tous les sales boulots, un peu juge et exécuteur à la solde de sa caste. C’est le contexte d’ouverture du nouveau creator-owned de Greg Rucka et Michael Lark et autant le dire d’office… Ca dépote !!!

Lazarus #1Lazarus #1 [Image Comics] Scénario de Greg Rucka
Dessin de Michael Lark
Parution aux USA le mercredi 26 juin 2013

Encore un nom de scénariste sacrément doué qui vient ajouter son nom à l’éxode vers Image Comics. Après Grant Morrison, Brian K. Vaughan, J. Michael Straczynski, Ed Brubaker ou Mark Millar, Greg Rucka a décidé de ne pas gâcher une idée en faisant don aux « big two ». Il faut dire que depuis quelques années l’auteur a quand même été sacrément gâché par Marvel ou DC, s’étant fait refilé Action Comics quand il n’y avait plus une trace de Superman dedans ou passant sur Punisher après que beaucoup de ses pairs n’aient pas réussi à relancer la licence. Et la manière dont Marvel l’a débarqué est sans doute le clou final. Une chose est sure. Rucka est un auteur qui sait écrire des femmes fortes. De l’héroïne de Queen & Country à Whiteout en passant par Wonder Woman, la version moderne de Batwoman ou encore Joanna Dark (Perfect Dark Zero), il n’a plus a faire ses preuves dans ce domaine. L’héroïne de Lazarus vient cependant complèter avec brio la liste. Voici une femme d’action utilisée par ses proches mais on devine qu’elle va commencer à remettre son rôle en question.

A la base, finalement, il n’y a qu’une histoire de femme qu’on ne peut pas tuer. Beaucoup s’en seraient tenus là et la création de Rucka (et de Lark, mais j’y viens) n’est pas simplement un énième personnage des comics doté d’un healing factor. C’est bien le dilemne moral qui donne son cachet à la série et, de ce côté-là, il y a comme un parfum du film Equilibrium. En tout cas pour ce qu’on peut voir dans ce premier épisode. Est-ce que c’est le fait d’être seul maître à bord pour ce qui est des visuels ? En tout cas Michael Lark (Gotham Central, Captain America…) est dans une forme excellente, semble boosté par rapport à ce qu’il a pu faire pour les éditeurs mainstream. Lazarus #1 est avant tout un épisode de mise en place. Mais le doute n’est pas permis. On a déjà conscience d’être en face d’une série forte !

[Xavier Fournier]