Avant-Première VO: Review Iron Man #18[FRENCH] Après l’impact énorme de l’arc précédent sur la mythologie de la famille du héros, Iron Man doit plus que jamais se projeter vers l’avenir. Et sur le thème de « deux cervelles valent mieux qu’une », on nous montre un lendemain… qui ne chante pas tout à fait mais qui matérialise ce que les Stark pourraient faire de l’avenir. Mais la vision réelle du futur ne se cache sans doute pas là où on pourrait le croire. Kieron Gillen continue de définir la nouvelle donne pour Iron Man.

Iron Man #18Iron Man #18 [Marvel Comics] Scénario de Kieron Gillen
Dessin de Joe Bennett
Parution aux USA le mercredi 6 novembre 2013

OK, impossible de parler des évènements de cet épisode sans évoquer ce qui s’est passé dans le précédent, donc tournez les talons si vous ne voulez pas être « spoilés ». Iron Man #17 s’achevait sur la promesse que les frangins Stark allaient changer le monde et de manière surprenante ce 18ème épisode s’ouvre sur une vision futuriste qui nous montre à quel point, plusieurs décennies plus tard, ils ont réussi. Ou pas. Kieron Gillen joue un peu aux montagnes russes avec ce qu’il promet et le point où est réellement la série. Ce qui est certain c’est que même s’il est détruit l’ombre du robot 451 plane encore sur l’univers d’Iron Man et que ça, plus l’injection d’Arno dans la vie de Tony, fait que les règles ne sont décidément plus les mêmes. C’est d’ailleurs à se demander si la présence d’Arno ne risque pas ringardiser, d’éclipser, les personnages secondaires qui étaient présents jusqu’ici (Pepper principalement). Ce qui est tangible c’est que Gillen semble avoir trouvé le choc qu’il fallait pour que non seulement Iron Man se libère des dernières traces de la période de Civil War mais aussi de l’ombre des films. D’ailleurs à bien y réfléchir c’est l’objectif qu’il s’est fixé depuis sa reprise de la série et ça ne fait qu’âtre officialisé avec le nouveau fil directeur représenté par Arno.

En fin de compte c’est un épisode dense, entre aperçu du futur et consolidation entre Tony et son nouveau « complément ». C’est un peu comme s’il y avait deux cerveaux de la trempe de Tony dans l’univers Marvel (et donc un de plus qu’avant) et je serais curieux de voir si la chose impacte par exemple le rapport de force au sein des Illuminati. Mais Gillen place aussi à un autre niveau son aperçu du futur, celui-ci plus immédiat, en mettant en place le retour (mais était-il vraiment parti) d’un adversaire classique d’Iron Man. Là, clairement, Gillen emprunte une certaine scénographie à la Distinguée Concurrence. Mais on reste cependant sur l’impression que l’alchimie de la série est changée au moins sur le moyen terme. Ceux qui se lamentent que Marvel Comics semble parfois trop coller aux évènements des films ont ici un exemple du contraire. C’est un Tony Stark/Iron Man qui marche sur un territoire non-balisé, où beaucoup de choses sont désormais permises…

[Xavier Fournier]