Avant-Première VO : Review Dark Reign: Hawkeye #2[FRENCH] Oops. Hawkeye a fait une bévue spectaculaire, se montrant au grand jour tel qu’il est et mettant en danger l’opération globale des Dark Avengers. Et il ne connait qu’une seule réponse possible : la violence. Mais est-ce la solution maintenant que le secret ne l’est peut-être plus ? Avant la fin de l’épisode, cependant, l’archer masqué aura un autre problème de taille sur les bras : un certain Bullseye !

Dark Reign: Hawkeye #2 [Marvel] Scénario de Andy Diggle
Dessin de Tom Raney
Sortie américaine le 13 mai 2009.

Dark Reign: Hawkeye #2Comment le protagoniste principal de la mini-série allait-il se tirer du mauvais pas dans lequel il se trouvait à la fin du premier épisode, alors que ses tentatives pour cacher un meurtre généraient de plus en plus de témoins, y compris avec des caméras ? Le scénariste Andy Diggle nous avait montré la fragilité du stratagème d’Osborn mais ici, dans un temps équivalent, nous montre comment les Dark Avengers et le H.A.M.M.E.R sont capables de surenchérir quand il le faut. Et la riposte est spectaculaire… Ce qui retiendra l’attention du lecteur, cependant, ce sont les dernières pages avec un coup de théâtre éventé par la couverture. Le Hawkeye des Dark Avengers se retrouve en effet face à Bullseye et soit vous suivez les comics en VF (et alors vous ne devriez pas être en train de vous spoiler la VO), soit vous savez qu’il y a comme un petit problème technique, une sorte d’impossibilité…

Là où Diggle est fort, c’est qu’il sait jouer sur le fait qu’on voit finalement la plupart des événements à travers le regard d’un type connu pour être taré. Arrive donc un moment où on se demande, après tout, si ce qu’il croit voir est réel. D’autant que le personnage a un passé en ce qui concerne des hallucinations. Hawkeye est-il en train de délirer façon Fight Club ou bien se fait-il promener par quelqu’un de plus malin que lui ? Et qui est le « gorge profonde » qui se met à renseigner la presse ? Le scénariste est en plein forme et déjà on regrette qu’il ne s’agisse que d’une mini-série. J’en aurais bien pris au moins une maxi sur le même ton. D’autant qu’aux dessins Tom Raney est lui très bien, donnant un travail homogène de bout en bout, à la fois clair, détaillé et par endroits assez tordu pour représenter la psychose du personnage. Deux épisodes et on n’a toujours pas la moindre idée de la manière dont tout ça va se terminer. Mais une chose est sure : c’est trépidant !

[Xavier Fournier]